En réaction aux sanctions adoptées le même jour par l'Union européenne (UE) contre onze fonctionnaires vénézuéliens, le président vénézuélien Nicolas Maduro a ordonné, lundi, l'expulsion d'Isabel Brilhante Pedrosa, la cheffe de la délégation de l'UE à Caracas.

«Qui sont-ils pour tenter de s'imposer par la menace? Qui sont-ils? Ca suffit! C'est pourquoi j'ai décidé de donner 72 heures à l'ambassadrice de l'Union européenne pour quitter notre pays», a déclaré Nicolas Maduro. «Nous réglerons cela en 72 heures (...) On lui fournira un avion pour qu'elle s'en aille mais nous allons mettre nos affaires en ordre avec l'Union européenne.» Le Venezuela a suspendu les vols commerciaux en raison de la pandémie de nouveau coronavirus.

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Illégitimité de l'élection de Luis Parra

L'UE a sanctionné lundi onze responsables vénézuéliens impliqués dans des actions contre l'opposition au gouvernement de Nicolas Maduro, dont Luis Parra qui a tenté de se substituer en mai à Juan Guaido à la présidence du Parlement.

Juan Guaido est reconnu comme président par intérim du Venezuela par une cinquantaine de pays. «La prétendue élection de Luis Parra n'était pas légitime car elle ne respectait pas les procédures juridiques, ni les principes constitutionnels démocratiques», a déclaré l'Union européenne.

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Le Venezuela a été en 2017 le premier pays d'Amérique latine à faire l'objet de sanctions de la part de l'UE.