Le président vénézuélien Nicolas Maduro s'est dit «prêt» lundi à discuter «respectueusement» avec son homologue américain Donald Trump, dans un entretien à l'agence de presse officielle vénézuélienne AVN diffusé par la télévision d'Etat.

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Dans un entretien publié dimanche par le site d'information Axios, le président américain a ouvert la porte à une rencontre avec Nicolas Maduro, avant de préciser le lendemain sur Twitter que ce ne serait que pour négocier «un départ pacifique du pouvoir» du président vénézuélien. Nicolas Maduro n'a pas fait d'allusion au tweet de Donald Trump.

«De même que j'ai parlé avec (Joe) Biden, je pourrais parler avec Trump», a ajouté le président vénézuélien, en référence à une rencontre qu'il avait eue avec l'actuel candidat démocrate à la Maison-Blanche lorsque ce dernier était vice-président des Etats-Unis sous Barack Obama.

Trump ne fait pas confiance à Juan Guaido

Washington cherche depuis début 2019 à pousser vers la sortie Nicolas Maduro, dont la réélection en 2018 est considérée comme «frauduleuse» par l'opposition et par une partie de la communauté internationale. Les Etats-Unis et une cinquantaine d'autres pays ont reconnu le chef de file de l'opposition Juan Guaido comme président par intérim.

Selon Axios, durant l'interview, Donald Trump a toutefois laissé entendre qu'il n'avait pas beaucoup confiance en Juan Guaido, expliquant notamment que la reconnaissance de sa légitimité par Washington n'avait pas «eu une grande signification, d'une façon ou d'une autre».

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Le président vénézuélien, dont le pouvoir est soumis à une batterie de sanctions imposées par Washington, a été inculpé en mars pour «narcoterrorisme» par la justice américaine avec une prime de 15 millions de dollars promise pour son arrestation.

Parallèlement, face à l'échec de leur stratégie pour chasser du pouvoir Nicolas Maduro, soutenu par la Chine et la Russie, les Etats-Unis ont proposé un nouveau «cadre pour une transition démocratique» au Venezuela, appelant Juan Guaido à faire un pas de côté dans l'attente d'une élection présidentielle «libre et juste». Une proposition immédiatement rejetée par Caracas.