«Le tribunal a considéré que le rôle de M. Dominique de Villepin dans la manipulation ne pouvait être prouvé. J’en prends acte tout en notant la sévérité de certains attendus le concernant», déclare le président, dont l’avocat siégeait au banc des victimes dans ce procès.

Le tribunal «a reconnu une manipulation grave. […] Je m’étais constitué partie civile parce que je voulais que ces agissements soient portés à la connaissance des Français, qu’ils soient sanctionnés afin que nul n’ait la tentation de se livrer à l’avenir à de telles pratiques qui déshonorent la démocratie», explique Nicolas Sarkozy.

«Le jugement me donne satisfaction, même si ne connaissant personnellement aucun des condamnés, ne les ayant jamais rencontrés, je ne nourris à leur endroit aucun ressentiment, et je m’interroge encore sur leurs motivations», indique-t-il enfin. «Dans ces conditions, j’annonce que je ne ferai pas appel de la décision du Tribunal correctionnel», conclut-il.

La relaxe de Dominique de Villepin, accusé par l’avocat du président d’être l’instigateur de la manipulation dans le dossier Clearstream, apparaît comme un revers personnel pour Nicolas Sarkozy. L’affaire avait démarré en 2004 quand des listings bancaires provenant de la chambre de compensation luxembourgeoise Clearstream avaient été falsifiés et transmis à la justice pour faire croire que certaines personnalités, dont Nicolas Sarkozy, détenaient des comptes occultes et avaient perçu des pots-de-vin dans une vente d’armements.