Aller au contenu principal
Encore 1/5 articles gratuits à lire
Nikki Haley à Genève, mardi 6 juin 2017.
© MAGALI GIRARDIN

Nations unies

Nikki Haley: «Le Conseil des droits de l’homme a besoin de réformes de fond»

L’ambassadrice des Etats-Unis auprès de l’ONU à New York est venue exprimer à Genève la position très attendue de l’administration Trump en matière de droits de l’homme. Pas de retrait, redouté, mais un appel à des changements

C’était un moment très attendu à Genève. Après plusieurs mois d’incertitude quant à la position de l’administration de Donald Trump par rapport au Conseil des droits de l’homme (CDH), la réponse est enfin tombée mardi. Ambassadrice des Etats-Unis auprès des Nations unies à New York, Nikki Haley n’a pas annoncé le retrait américain du Conseil. Mais elle a martelé la nécessité de mener des réformes de fond pour rendre l’organe onusien «plus efficace, plus réactif et plus transparent».

L’ambassadrice américaine, qui fait partie du cabinet de Donald Trump, a exhorté le Conseil des droits de l’homme à adopter des résolutions condamnant dans les termes les plus durs les violations des droits de l’homme en Syrie, en République démocratique du Congo, en Erythrée, en Biélorussie et en Ukraine. «De telles résolutions peuvent donner de l’espoir aux gens qui se battent pour la justice», a-t-elle déclaré. Elle l’a aussi promis: «Les Etats-Unis continueront à exprimer à haute voix» leur avis sur les affaires du CDH.

Pas de place pour le «relativisme culturel»

Ancienne gouverneure de Caroline du Sud, qui a mis du temps à se faire à l’idée qu’il importait d’éliminer le drapeau confédéré dans son Etat avant de céder à la pression populaire, Nikki Haley a relevé qu’il n’y avait pas «de place pour le relativisme culturel» au sein de l’institution genevoise.

Dans la même veine, elle a fustigé le Venezuela pour sa situation préoccupante des droits de l’homme. Elle a exhorté le CDH à traiter du sujet. Elle a aussi demandé à Caracas de prendre les mesures qui s’imposent pour mettre fin aux graves violations des droits de l’homme. Sans cela, a-t-elle insisté, «le Venezuela doit se retirer du Conseil des droits de l’homme. Il ne faut pas l’oublier: c’est un privilège de pouvoir y siéger en qualité de membre.»

A ce sujet: La lutte quotidienne des Vénézuéliens pour leur survie

Un «biais» à propos d’Israël

Nikki Haley s’est étonnée de constater que le CDH n’avait adopté aucune résolution sur le Venezuela, mais plusieurs sur Israël. L’ambassadrice a dénoncé le «biais» du CDH qui continue d’avoir un point spécifique à son agenda consacré à l’Etat hébreu, un fait unique au sein de l’institution. Cet aspect pourrait être une ligne rouge pour l’administration de Trump qui, on a pu le voir lors de son récent voyage en Israël, soutient l’Etat hébreu envers et contre tout.

Lire aussi: Donald Trump en Israël: contre l’Iran, toute!

Au sein du Conseil des droits de l’homme, les délégués ont réagi avec un grand silence à l’intervention de la diplomate américaine. Un retrait américain aurait un impact négatif sur cet organe subsidiaire de l’Assemblée générale de l’ONU. Si l’administration de George W. Bush avait boycotté l’institution créée en 2006 pour remplacer la Commission des droits de l’homme, celle de Barack Obama y avait d’emblée adhéré, jouant un rôle largement reconnu par la communauté des droits humains. Washington pourrait donner un avis définitif à l’issue des trois semaines de session du Conseil.

Publicité
Publicité

La dernière vidéo monde

La Corée du Nord organise le plus grand show du monde. Mais pourquoi?

Cela faisait 5 ans que le pays adepte des grandes démonstrations de force n'avait plus organisé ses «jeux de masse», où gymnastes et militaires se succèdent pour créer des tableaux vivants devant plus de 150 000 spectacteurs. Pourquoi ce retour?

La Corée du Nord organise le plus grand show du monde. Mais pourquoi?

n/a