Il est entre le marteau et l’enclume. D’un côté, Nikolaï Rybakov s’oppose à Vladimir Poutine et apporte son soutien à Alexeï Navalny – même s’il dénonce d’anciennes déclarations de l’opposant jugées nationalistes. De l’autre, Iabloko, le parti libéral qu’il préside depuis plus d’un an, est accusé de faire partie de cette opposition «tolérée» qui permet au Kremlin de mettre en scène une parodie de démocratie. Nikolaï Rybakov compte pourtant bien sur les législatives de septembre pour que sa formation réintègre le parlement après quatorze ans d’absence. D’ici là, il espère une levée des sanctions occidentales qui, à ses yeux, renforcent le président russe. Mais à Washington comme à Bruxelles, où les membres de l’UE feront dès jeudi le point sur leurs relations avec la Russie, l’heure ne semble pas être à la détente.

Lire aussi:L’UE durcit le ton envers Moscou