L’essentiel

Swissmedic a autorisé l’injection d’une troisième dose vaccin au moins six mois après la deuxième dose. Elle n’est pas recommandée pour l’ensemble de la population, mais pour les personnes à risques. L’OFSP la conseille en particulier pour les plus de 65 ans

La Fédération suisse des sites de loisirs s’inquiète. Les touristes en provenance des marchés américains, anglais et des pays du Golfe ont l’obligation de présenter un code QR «suisse compatible» pour accéder aux musées et sites culturels sites, ce dont ils ne disposent généralement pas.

Retrouvez notre suivi de la journée de mardi.

 


■ Des aides prolongées

La situation restant incertaine, le Conseil fédéral annonce ce mercredi qu'il souhaite pouvoir continuer de verser des allocations pour perte de gain ainsi que des soutiens financiers aux milieux culturels et aux clubs sportifs en 2022.

Lire notre article à ce sujet.


■ En image: en Chine, le vaccin dès 3 ans

La Chine commence la vaccination des enfants de 3 à 11 ans. Ici dans une école du nord du pays.


■ Pour faire une fleur aux restaurateurs, le Valais autorise les chaufferettes électriques

Comme l’an dernier, le Conseil d’Etat va autoriser les établissements publics et organisateurs d’événements à installer des chaufferettes électriques sur leurs terrasses, dans leurs tentes et près de leurs buvettes jusqu’au mois d’avril 2022, en plus des chaufferettes utilisant des combustibles renouvelables, comme les pellets de bois, qui sont déjà autorisées. Les chaufferettes utilisant des carburants fossiles restent en revanche interdites.

Dans son communiqué, le Conseil d’Etat enjoint restaurateurs, cafetiers et organisateurs à faire en sorte de minimiser leur consommation d’énergie, en limitant autant que possible l’enclenchement et la puissance des engins en question. Il ajoute que la mesure vise à soutenir les cafés, bars et restaurants, relevant que le certificat covid n’est pas obligatoire sur les terrasses et emplacements d’extérieurs suffisamment ouverts.


■ 1846 nouveaux cas en 24 heures

La Suisse compte mercredi 1846 cas supplémentaires de coronavirus en 24 heures, selon les chiffres de l’Office fédéral de la santé publique (OFSP). On déplore quatre décès supplémentaires et 45 malades ont été hospitalisés.

  • Durant les dernières 24 heures, les résultats de 27 981 tests ont été transmis
  • Le taux de positivité s’élève à 6,6%
  • Sur les quatorze derniers jours, le nombre total d’infections est de 15 962, soit 183,27 nouvelles infections pour 100 000 habitants
  • Le taux de reproduction – qui a un délai d’une dizaine de jours – est de 1,24
  • Les patients Covid-19 occupent 11,5% des places disponibles en soins intensifs, dont le taux d’occupation est de 69,8%
  • 71,87% de la population âgée de plus de 12 ans est entièrement vaccinée

■ L’impact de la pandémie sur l’emploi dans le monde est plus fort que prévu

L’impact de la pandémie de Covid-19 sur l’emploi s’est avéré être plus fort que prévu, selon les estimations de l’Organisation internationale du travail (OIT) publiées ce mercredi. La nouvelle édition de l’Observatoire de l’OIT sur le Covid-19 montre que la perte en nombre d’heures de travail en 2021 en raison de la pandémie sera sensiblement plus importante que celle qui avait été estimée auparavant. L’OIT prévoit que le nombre global d’heures travaillées en 2021 se situera 4,3% en dessous des niveaux d’avant la pandémie (quatrième trimestre 2019). Cela constitue une révision significative par rapport à la prévision de l’OIT publiée en juin, qui était de -3,5%.

Dans les différentes parties du monde, l’Europe et l’Asie centrale ont connu les pertes les plus faibles en heures travaillées en comparaison aux niveaux d’avant la pandémie (-2,5%). Elles sont suivies par l’Asie et le Pacifique (-4,6%), tandis que l’Afrique, les Amériques et les États arabes enregistraient des baisses respectives de 5,6%, 5,4% et 6,5%. Les dernières estimations confirment globalement l’impact inégal sur l’emploi de la crise du Covid-19. Les jeunes, en particulier les jeunes femmes, continuent de devoir faire face à des déficits plus importants en matière d’emploi.

Dans les pays à faible revenu et à revenu intermédiaire, les contraintes budgétaires et les progrès trop lents en matière de vaccination constituent des entraves à la reprise, amplifiées par des risques de revers comme le surendettement et les goulots d’étranglement au sein de la chaîne mondiale d’approvisionnement, selon l’OIT. L’organisation estime que si les pays à faible revenu disposaient d’un accès plus équitable aux vaccins, la reprise au niveau des heures de travail pourrait rattraper celle des économies les plus riches en seulement un trimestre. Début octobre, 59,8% des personnes étaient entièrement vaccinées dans les pays à revenu élevé, tandis que le pourcentage était de 1,6% dans les pays à bas revenu, selon l’OIT.


■ Le Conseil fédéral veut assurer la disponibilité des vaccins en Suisse

Les vaccins contre le coronavirus doivent être disponibles auprès de différents fournisseurs et avec diverses technologies en nombre suffisant en Suisse. Le Conseil fédéral a introduit mercredi une exception en ce sens dans une ordonnance Covid-19. Selon la loi sur les produits thérapeutiques, en Suisse, les médicaments ne peuvent être autorisés pour une durée limitée que si aucun médicament équivalent n’est autorisé et disponible dans le pays. L’exception permet de telles autorisations même s’il existe un médicament de substitution et équivalent autorisé en Suisse.

Dans l’ordonnance, le gouvernement a aussi prolongé jusqu’à fin 2022 les exceptions concernant les assemblées de sociétés. Il sera donc toujours possible de tenir les assemblées générales sous forme virtuelle. Il a également prolongé de trois mois, soit jusqu’à la fin de l’année, les mesures de protection des employés vulnérables. Elles règlent en particulier le cas où un employé vulnérable doit être dispensé de ses obligations professionnelles avec maintien du salaire.


■ Le traçage du covid au Royaume-Uni, très cher et peu efficace

Le programme contesté de dépistage et traçage du virus au Royaume-Uni a coûté 37 milliards de livres, l’une des sommes plus importantes jamais dépensées pour une action de santé publique dans le pays, pour des résultats jugés mitigés, selon un rapport de la Commission parlementaire des comptes publics, qui ajoute que certains des objectifs fixés n’ont pas été atteints ou que d’autres ont été «gonflés». La Commission estime que le programme de «Test and Trace» «n’a pas atteint son principal objectif, à savoir éviter un autre confinement», puisqu’il a été lancé en mai 2020 et que deux confinements ont été mis en place depuis fin octobre 2020, le second n’ayant commencé à être progressivement levé qu’entre mars et juillet.

«Vu les vastes sommes d’argent dédiées au programme, soit environ 20% du total du budget de NHS England», le système de santé publique britannique, «nous devons voir une stratégie de long terme» pour ce programme à l’heure où il passe sous supervision directe de l’agence gouvernementale. Le rapport déplore aussi une baisse de performance lorsque le système est sous pression lors des pics d’épidémie, et une dépendance trop forte aux cabinets de conseil dont les services sont coûteux, facturés souvent en moyenne 1100 livres par jour, ce qui «devrait coûter des centaines de millions de livres aux contribuables». Cet été, le programme de traçage du covid a aussi été critiqué pour avoir entraîné la mise en quarantaine d’un très grand nombre de cas contacts, aggravant dans certains secteurs les pénuries de travailleurs déjà aiguës.


■ La vaccination de rappel prolongera la validité du certificat d’un an

Le certificat covid sera prolongé d’un an après une troisième dose de vaccin contre le coronavirus. C’est ce qu’a annoncé ce mercredi l’Office fédéral de la santé publique (OFSP) à Keystone-ATS. Le certificat covid étant valable pendant douze mois après la dernière vaccination, cela s’appliquera également à la vaccination de rappel, a indiqué un porte-parole de l’OFSP. Des informations contradictoires avaient circulé mardi sur l’effet de cette vaccination de rappel sur la validité du certificat covid.


■ Succès d’étape pour le spray anti-covid d’une pharma genevoise

La société genevoise Relief Therapeutics revendique ce mercredi des données intermédiaires concluantes pour le spray nasal Sentinox développé par sa filiale tessinoise Applied Pharma Research (APR) contre le Covid-19. Ces résultats observés sur des patients infectés par le SARS-CoV-2 confirment le profil de sécurité et d’innocuité du dispositif, affirme la société.

L’entreprise suggère dans son communiqué que le Sentinox pourrait contribuer à réduire la charge virale au niveau de la muqueuse nasale. Le médicament a obtenu mi-février – soit deux mois et demi avant l’annonce du rachat d’APR par Relief – une certification et une autorisation de commercialisation en Europe, dans la catégorie des dispositifs médicaux de classe III.

A ce sujet: Accouchement douloureux pour le traitement anti-covid de Relief


■ La longue attente des routiers mongols à la frontière chinoise

A la frontière avec la Chine, les uns derrière les autres, les routiers mongols désespèrent de pouvoir livrer leurs cargaisons de charbon. Avant la pandémie, la route était bondée de véhicules allant livrer plein gaz le précieux combustible en Chine – très dépendante du charbon et actuellement aux prises avec des coupures d’électricité qui menacent sa croissance.

Mais désormais, la file de camions à l’extérieur de la cité houillère de Tsagaan Khad, près de la frontière, avance à un rythme d’escargot, en raison des strictes mesures sanitaires prise par la Mongolie et la Chine. Problème: avant que leur cargaison soit acheminée, les routiers ne touchent aucun salaire.

La Mongolie, qui partage une longue frontière avec son voisin chinois, avait été l’un des premiers pays au monde, début 2020, à fermer les points de passages avec la Chine. Hormis quelques foyers sporadiques, le virus est quasiment éradiqué en Chine et la circulation des marchandises est désormais possible.

Mais la Mongolie, terrifiée à l’idée qu’un de ses routiers soit à l’origine d’une contamination côté chinois, laquelle pourrait pousser Pékin à refermer la frontière, a imposé de strictes règles sanitaires. Le pays avait exporté en Chine plus de 35 millions de tonnes de charbon l’an dernier, contre moins du tiers depuis janvier.

Les chauffeurs sont soumis à un premier dépistage côté mongol. Vêtus de masques et de combinaisons de protection, ils sont ensuite transportés par bus à la frontière chinoise, pour y subir un second test. Une fois les tests validés et la frontière passée avec leur camion, les routiers ont interdiction de quitter leur cabine… et même d’ouvrir les fenêtres.


■ Un assouplissement majeur des contrôles aux frontières en Asie-Pacifique

Voici un aperçu des pays qui s’ouvrent ou restent fermés dans l’Asie-Pacifique, région beaucoup plus lente qu’une grande partie de l’Occident à lever les restrictions de voyage liées au coronavirus:

  • La Thaïlande va autoriser les voyageurs vaccinés de 46 pays et territoires à entrer dans le royaume sans quarantaine à partir de lundi prochain, alors qu’elle cherche à relancer son industrie touristique, vitale pour son économie.
  • Singapour a commencé à dispenser de quarantaine les voyageurs vaccinés de 10 pays, dont les États-Unis et plusieurs pays européens, et en ajoutera bientôt d’autres sur la liste.
  • L’Indonésie a rouvert l’île de Bali ce mois-ci aux touristes de certains pays, bien que le programme ait démarré lentement, les voyageurs devant encore subir une quarantaine de cinq jours à leur arrivée.
  • Le Vietnam prévoit d’autoriser les visiteurs étrangers à se rendre sur l’île de Phu Quoc à partir du mois prochain, et la Malaisie a un projet similaire pour l’île de Langkawi.
  • Le Cambodge rouvrira les plages de Sihanoukville, Koh Rong et Dara Sakor à partir du 30 novembre.
  • Certains pays, dont les Philippines et la Birmanie, restent encore fermés aux touristes étrangers.
  • La Chine continentale, où le Covid-19 a fait son apparition l’an dernier, reste fermée aux touristes étrangers, tout comme la Corée du Sud et le Japon.
  • Certaines des mesures les plus strictes au monde ont été mises en œuvre à Hong Kong, avec une quarantaine maximale de 21 jours pour les voyageurs entrants, ce qui a permis de maintenir les cas de virus à un faible niveau, mais a paralysé l’industrie du voyage.
  • Se remettant de l’une des pires flambées de Covid-19 au monde, l’Inde a rouvert ses portes aux touristes étrangers sur les vols charter ce mois-ci, et autorisera les touristes sur tous les vols à partir de la mi-novembre.
  • Le mois dernier, le Népal a commencé à délivrer des visas à l’arrivée pour les touristes vaccinés et a abandonné les exigences de quarantaine, dans le but d’attirer à nouveau les trekkeurs étrangers dans ses montagnes.
  • Le Sri Lanka a ouvert ses frontières internationales aux touristes entièrement vaccinés sans aucune exigence de quarantaine le 7 octobre, tandis que le Pakistan autorise l’entrée des visiteurs étrangers à condition qu’ils aient une preuve de vaccination et un test Covid-19 négatif.
  • Parmi les premiers pays à rouvrir ses frontières, les Maldives ont commencé à autoriser les touristes étrangers en juillet de l’année dernière.
  • L’Australie a annoncé ce mercredi la levée pour ses citoyens entièrement vaccinés de l’interdiction de voyager à l’étranger sans autorisation. Le pays prévoit de se rouvrir aux travailleurs qualifiés et aux étudiants internationaux d’ici la fin de l’année.
  • La Nouvelle-Zélande reste fermée aux visiteurs étrangers, sans date de réouverture.
  • Les îles Fidji dans le Pacifique Sud, dont l’économie dépend fortement du tourisme, autoriseront les voyageurs vaccinés en provenance de pays d’Europe et d’Asie, ainsi que ceux en provenance des États-Unis, à entrer sans quarantaine, à partir du 1er décembre.

■ Les Etas-Unis devraient autoriser la vaccination des 5-11 ans

Un comité d’experts conseillant la Food and Drug Administration (FDA) a recommandé ce mardi que les régulateurs autorisent le vaccin contre le covid-19 de Pfizer-BioNTech pour les 5 à 11 ans. Environ 28 millions d’enfants sont concernés, pointe le New York Times.

Les responsables de l’administration Biden considèrent la vaccination des enfants comme cruciale pour maintenir les écoles ouvertes et rétablir un sentiment de normalité dans la vie familiale et professionnelle, alors que la présence du variant Delta diminue dans le pays et que le rythme quotidien des infections et des décès s’estompe.

Certains membres du panel, composé de scientifiques indépendants (immunologues, experts en maladies infectieuses, en pédiatrie…) ont déclaré que même si les jeunes enfants sont moins susceptibles de tomber gravement malades à cause de Covid-19, les parents et les médecins sont soucieux de les protéger.

Depuis le début de la pandémie, 8300 enfants entre 5 et 11 ans ont été hospitalisés et près de 100 sont décédés. L’autorisation de la vaccination des jeunes enfants a été votée avec 17 voix contre 0, dont une abstention.

La dose du vaccin Pfizer qui sera injectée aux jeunes enfants correspondrait à un tiers de la dose administrée aux personnes de 12 ans et plus. Ils recevraient deux injections, à trois semaines d’intervalle. Si les régulateurs de la FDA suivent les conseils du comité, comme ils le font généralement, l’autorisation pourrait être délivrée en seulement quelques jours.