Après avoir avoué à la mi-février être le meurtrier de la petite Maëlys, Nordahl Lelandais, un ancien maître chien dans l'armée, a reconnu jeudi soir, selon l'AFP, sa responsabilité dans la mort du caporal Arthur Noyer lors d'un déplacement avec les juges d'instruction au col de Marocaz, à Cruet, en Savoie.

Des ossements du militaire de 23 ans, dont le crâne, y ont été découverts en septembre dernier. Celui-ci n'avait plus donné signe de vie depuis le 12 avril 2017 à la sortie d'une boîte de nuit à Chambéry.

D'abord le déni

Jusque là, Nordahl Lelandais, 35 ans, avait juste reconnu l'avoir pris en stop le soir de sa disparition. Auparavant, les enquêteurs avaient établi que le portable de Nordahl Lelandais avait borné aux mêmes endroits que celui du caporal et que les deux appareils avaient été éteints à la même heure, vers 4h.

Comme pour la disparition et le meurtre de la petite Maëlys en Isère le 26 août 2017, Nordahl Lelandais a d'abord nié toute implication. Exactement comme il l'a fait dans le dossier Maëlys, il n'a pas fourni de détails et a refusé pour le moment d'expliquer les circonstances de la mort d'Arthur Noyer.

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L'hypothèse d'un tueur en série

C'est la deuxième affaire où Nordahl Lelandais passe aux aveux. L'hypothèse d'un tueur en série est de plus en plus évoqué. Une dizaine de disparitions non élucidées en Savoie, Haute-Savoie et Isère sont réétudiées par les gendarmes dans le cadre d'une cellule d'enquête.