L’île oubliée (5/5)

«N’oubliez pas les Nouyoricains!»

Pas toujours bien accueillie mais bien présente. Une importante diaspora portoricaine vit sur le continent américain. Les natifs de l’Etat libre associé y sont même plus nombreux que sur leur île. Parmi eux, une certaine AOC

Cette semaine, «Le Temps» a emmené ses lecteurs à Porto Rico, l'île (dés)enchantée. Pour explorer ses liens complexes avec les Etats-Unis et la crise d'identité de ses habitants. Le tout dans une ambiance très caribéenne.

Episodes précédents:

Si les Portoricains sont très nombreux à New York, il y en a une qui sort en particulier du lot: Alexandria Ocasio-Cortez, dite AOC. La plus jeune élue du Congrès américain, qui incarne l’aile gauche du Parti démocrate, est devenue un phénomène. Comme Porto Rico n’a qu’une resident commissionner sans droit de vote au Congrès, elle fait un peu exister l’île à Washington, même si, officiellement, elle représente le 14e district de New York à la Chambre des représentants. On peut compter sur AOC pour afficher sa fougue latina, avec son rouge à lèvres vif et ses boucles d’oreilles créoles.

«Interdit aux chiens et aux Portoricains»

Voilà encore une histoire d’identité, de racines, de mélancolie et de diaspora. Comme AOC, près de 60% des Portoricains vivent aux Etats-Unis. A New York et en Floride surtout. Il y a eu plusieurs vagues de migration, beaucoup de vaivén, d’allers-retours, entre le continent et l’île. Du temps où l’île était une colonie espagnole, déjà. Ensuite, dès 1950, le Parti nationaliste portoricain ouvre un bureau à New York et attire ceux qui sont victimes de répression sur l’île. Un attentat raté contre le président Truman cette année-là provoque des tensions et augmente la méfiance vis-à-vis des Portoricains aux rêves d’indépendance.