Les faits. Un accident mortel entre un car et un camion s'est produit ce vendredi matin vers 7h30, sur la départementale 123, près de Libourne, en Gironde.  Selon les secours sur place, les deux véhicules se sont embrasés à la suite de la collision. Selon un dernier bilan, l'accident a fait au moins 43 morts, dont le chauffeur du car et celui du camion.

16h45. Des détails sur la catastrophe. «Le chauffeur du camion aurait perdu le contrôle de son véhicule. Il se serait mis en travers de la route. Le chauffeur du bus n'a pas pu éviter l'accident. Il a percuté le camion», a déclaré le maire de Puisseguin, Xavier Sublett, où s'est produit l'accident, au bord d'une forêt, évoquant une route «très sinueuse» avec «une enfilade de virages serrés».

Le déclenchement d'un embrasement général des deux véhicules pourrait avoir pour cause le choc du car contre les réservoirs de carburant et d'huile hydraulique (pour la grue) du camion, un grumier, selon des experts.  

Une heure plus tard, «il y avait encore des flammes» expliqué un témoin. «Je suis étonné de la violence du choc. Il faudra encore beaucoup de temps pour récupérer tous les corps», a-t-il ajouté. «L'autocar est complètement calciné, le camion également», a ajouté un témoin, ayant accompagné le premier ministre sur le site.

Il y avait 48 passagers et un chauffeur à bord du car. Le chauffeur du camion, un grumier de transport de bois, circulant à vide, fait partie des morts, de même que son fils de 3 ans, qui se trouvait à ses côtés, ont indiqué à l'AFP la préfecture et la gendarmerie.

Chauffeur indemne. Quant au chauffeur de l'autocar, il est sorti miraculeusement indemne de l'accident, s'en tirant avec de légères brûlures.  «Le chauffeur du bus a eu le réflexe salutaire d'ouvrir les portes pour permettre au maximum de passagers de quitter le bus», a déclaré le maire de Puisseguin. «Il a expliqué qu’il s’est trouvé face à un camion en portefeuille, il n’a pas pu l'éviter. Il a réussi à ouvrir les portes et des passagers ont pu quitter le bus. Lui, au péril de sa vie, puisque les flammes l’ont léché, a réussi à évacuer quelques personnes», a précisé sur Europe 1 le Dr Philippe Flipot, un médecin du village.

Plusieurs passagers grièvement blessés. Huit passagers de l'autocar ont réussi à sortir du piège du brasier: quatre d'entre eux sont dans «un état grave» -  deux étant grièvement brûlés, deux autres souffrant de traumatismes crâniens - et quatre sont légèrement blessés, a indiqué le préfet de la Région Aquitaine, préfet de la Gironde, Pierre Dartout. 

15h00. Un enfant parmi les victimes. Le corps d'un enfant a été découvert par les sauveteurs dans la cabine du camion, le fils du conducteur, âgé de 3 ans.

11h00. Réactions politiques. Les réactions de compassion et de tristesse traversent tout l'échiquier politique, de Florian Philippot au Front national à l'écologiste Cécile Duflot.

10h30. Le bilan pourrait encore s'alourdir. Il y avait 49 passagers et un chauffeur à bord du bus. Le conducteur du car et celui du camion font partie des morts. Cinq passagers du car, qui ont réussi à sortir du piège du brasier, sont blessés. Selon le porte-parole du ministère de l'Intérieur Pierre-Henry Brandet, interrogé sur I-Télé, quatre personnes sont «très grièvement blessées», deux avec des brûlures et deux avec des traumatismes crâniens. «Le bilan pourrait encore s'alourdir», a-t-il déclaré.

10h30. Le camion en cause. C'est un camion de transport de bois, qui était vide au moment de l'accident, selon Alain Rousset, président de la région Aquitaine.

Une collision dans un virage connu comme dangereux. La collision frontale, extrêmement violente, s'est produite sur la commune de Puisseguin, sur une petite route secondaire au nord-est de Bordeaux, dans un virage réputé dangereux, et les deux véhicules se sont aussitôt embrasés.

Une excursion. Le groupe de personnes âgées dans le car étaient parties tôt le matin de la commune de Petit-Palais-Cornemps (643 habitants) pour une excursion dans les Landes. Le préfet de la Région Aquitaine et préfet de la Gironde, Pierre Dartout, s'est immédiatement rendu sur place pour coordonner les secours, la préfecture ayant mis en place une cellule de crise.

Le gouvernement mobilisé. François Hollande s'est dit «plongé dans la tristesse à cause de ce drame».«Le gouvernement français est totalement mobilisé sur cette terrible tragédie», a déclaré le président en marge d'un déplacement à Athènes. Le premier ministre Manuel Valls, le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve et le secrétaire d'État aux Transports Alain Vidalies vont se rendre dans la matinée sur place.

Quelques rescapés. Trois personnes sont sorties indemnes et cinq ont été légèrement blessées. Le car transportant des personnes âgées en excursion était parti tôt vendredi matin d'une commune proche de l'accident et se rendait dans les Landes, plus au sud.

Le pire accident depuis 1982. Il s'agit du pire accident de la route en France depuis le 31 juillet 1982 à Beaune, en Côte-d-Or. Il avait fait 53 morts dont 44 enfants de 6 à 15 ans dans un autocar, tous originaires de la commune de Crépy-en-Valois dans l'Oise