Sous pression de l'aile gauche des démocrates, les autorités sanitaires américaines ont décrété, mardi, un nouveau moratoire sur les expulsions de locataires jusqu'en octobre. Elles se sont appuyées sur les risques pour la santé publique en pleine pandémie de Covid-19.

«L'émergence du variant Delta a mené à l'accélération rapide des contaminations aux Etats-Unis, plaçant plus d'Américains en plus grand danger, surtout s'ils ne sont pas vaccinés», a écrit la directrice des Centres de prévention et de lutte contre les maladies (CDC), principale agence fédérale de santé publique des Etats-Unis, Rochelle Walensky.

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«Ce moratoire est la bonne chose à faire pour que les gens restent chez eux et pas dans des lieux de rassemblement où le Covid-19 se propage», a-t-elle expliqué. Ce moratoire s'étendra jusqu'au 3 octobre.

Des versements ralentis

Même s'il risque d'être contesté en justice, il «laissera probablement du temps supplémentaire» pour verser aux locataires des fonds alloués dès février par le Congrès pour les aider à payer leurs loyers, a espéré le président Joe Biden depuis la Maison-Blanche.

Des raisons de bureaucratie, notamment, ralentissent considérablement ces versements. Seuls 3 milliards de dollars ont ainsi été distribués aux locataires en difficultés, sur une enveloppe totale de 46 milliards de dollars, dont 25 milliards ont déjà été envoyés aux Etats et collectivités locales.

Un précédent moratoire mis en place en septembre 2020 par les CDC avait expiré le 31 juillet.