A Abobo, le bastion de Ouattara dans la capitale ivoirienne, de nombreux coups de feu ont été entendus comme la veille, ainsi que des bruits d’explosion provoquées vraisemblablement par des armes lourdes.

Abdoulaye Cissé, un habitant du quartier, a dit avoir vu un cadavre de policier. «Je n’ai jamais entendu ici des armes si lourdes», a-t-il raconté. «On entend des coups de feu et des explosions depuis deux heures du matin. Ma famille et moi sommes terrifiés», a ajouté Adama Touré.

Des affrontements similaires ont fait au moins cinq morts la veille à Abobo. Au total depuis le second tour de l’élection présidentielle le 28 novembre, dont les résultats sont contestés par les partisans de Laurent Gbagbo, les violences ont fait plus de 200 morts, selon les Nations unies.

Alassane Ouattara est reconnu comme président de la Côte d’Ivoire par la communauté internationale. Celle-ci a adopté des sanctions à l’encontre de Gbagbo et ses proches mais n’a fait qu’évoquer du bout des lèvres l’idée d’une intervention militaire.