Trois personnes, dont deux Indiens, ont été tuées dans un attentat mercredi dans un centre commercial à Kaslik, à 20 km au nord de Beyrouth. C'est le deuxième attentat contre un quartier chrétien en quatre jours. Il intervient en pleine crise politique depuis l'assassinat, le 14 février dernier, de l'ancien premier ministre Rafic Hariri. Des députés de l'opposition ont aussitôt dénoncé ce qu'ils considèrent comme un «nouvel attentat» dont l'objectif est de déstabiliser le Liban. Dans la nuit de vendredi à samedi, une voiture piégée avait explosé dans un faubourg chrétien de la capitale, faisant onze blessés. Le principal chef de l'opposition Walid Joumblatt avait alors estimé qu'il y aurait d'autres attentats «tant que l'appareil sécuritaire libanais mis en place par la Syrie ne serait pas démantelé».