Les transports aériens et terrestres, ainsi que l’ensemble de l’activité économique, étaient fortement perturbés vendredi en Grèce par une série de grèves à l’appel des grands syndicats, en riposte à l’adoption prévue au Parlement d’un rigoureux plan d’austérité.

A Athènes, livrée à de gigantesques embouteillages, aucun transport public n’était assuré pour la journée, tandis qu’à Salonique, deuxième ville du pays, les dessertes urbaines devaient être suspendues à la mi-journée.

Le trafic aérien sera interrompu entre 12H00 à 16H00 sur tous les aéroports du pays du fait d’un arrêt de travail des contrôleurs aériens, en réponse au mot d’ordre lancé par la Fédération syndicale de la fonction publique, Adedy (300’000 adhérents) qui doit également paralyser l’ensemble du secteur public à partir de midi.

Les deux compagnies aériennes grecques ont annulé des vols, 17 dont un sur l’étranger pour Olympic Air et 5 pour Aegean Airlines.

La grande Confédération du privé, GSEE (un million d’adhérents), a elle aussi appelé à un arrêt de travail, jusqu’à 15HOO locales, et appelé les syndicats le pouvant à observer des grèves de 24 heures.

Le Front syndical communiste (Pame) a lui appelé ses organisations à une grève de 24 heures.

Une seule desserte ferroviaire était assurée par destination suite à une grève de 24 heures des personnels des chemins de fer.

Les syndicats protestent contre les mesures d’austérité annoncées mercredi pour réduire le déficit public de 4 points, à 8,7% du PIB cette année, qui doivent être votées dans la journée au Parlement.