Quand on veut tuer son chien, on dit qu’il a la rage. Ce proverbe a désormais une autre variante aux Etats-Unis: «Quand on veut saboter le vote par correspondance, on affaiblit la poste.» Convaincu qu’une faible participation à l’élection présidentielle du 3 novembre l’avantagerait, le président américain mène depuis plusieurs semaines une campagne de dénigrement contre le vote par correspondance. Il dénonce à l’avance «la plus grande fraude électorale de l’histoire», et des républicains multiplient des actions en justice pour le compliquer. L’USPS (United States Postal Service) est désormais au cœur de cette bataille.