Belgique 

De nouvelles accusations accablent Tariq Ramadan

Une jeune femme belge accuse l’islamologue suisse de pratiques sexuelles violentes et de menaces. Elle n’a, pour le moment, pas déposé plainte. En France, le portrait d’un séducteur brutal se dessine

Les accusations de contraintes sexuelles visant Tariq Ramadan ne faiblissent pas. Une jeune femme belge affirme avoir vécu un «cauchemar» après avoir noué une relation consentie avec le charismatique intellectuel musulman.

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La liaison a commencé par un contact sur Facebook, alors que la jeune femme était fragilisée. «C’est une relation qui débute en confiance, doucement, et, au fur et à mesure, [il y a] des demandes perverses, qu’il peut même imposer comme condition à la suite de la relation, a expliqué cette jeune femme à la télévision belge RTBF. Il peut être très, très violent, vous agripper très violemment, attendre de vous n’importe quelle pratique sexuelle et le demander assez agressivement. Et puis ça redescend, mais ces moments-là sont très difficiles à vivre.»

Retrouvez ici l’article de la RTBF sur le témoignage de la jeune femme belge

La RTBF précise que la jeune femme n’a à ce stade pas porté plainte contre Tariq Ramadan. La chaîne belge n’identifie pas nommément ce témoin, qu’elle désigne seulement sous le nom d’emprunt de «Sara».

Séducteur compulsif

La jeune femme explique avoir souhaité rompre avec son amant après plusieurs mois de relation. Mais d’après elle, cette rupture se serait très mal passée: «Il promet de vous détruire, de faire de votre vie un cauchemar, il est très menaçant, et à ce moment-là on prend peur. Moi, j’ai eu peur pour ma vie.»

Visé depuis quelques jours par deux plaintes pour viol en France, Tariq Ramadan a réfuté les accusations et déposé à son tour des plaintes pour calomnie. Dans un communiqué transmis ce mercredi à l'AFP, ses avocats de l'islamologue dénoncent le «déferlement médiatique» visant leur client et indiquent lui avoir demandé de «ne pas s'exprimer en retour».

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Mais son portrait de séducteur compulsif, attiré par une sexualité contraignante voire brutale, se précise de plus en plus. Ainsi, dans Le Nouvel Observateur, l’ancien «Monsieur Islam» du Ministère français de l’intérieur, Bernard Godard, dressait le portrait suivant de Tariq Ramadan: «Qu’il avait beaucoup de maîtresses, qu’il consultait des sites, que des filles étaient amenées à l’hôtel à la fin de ses conférences, qu’il en invitait à se déshabiller, que certaines résistaient et qu’il pouvait devenir violent et agressif, ça oui. Mais je n’ai jamais entendu parler de viols. J’en suis abasourdi.»

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