Les violences inter-communautaires qui ont éclaté dimanche continuent ce mercredi mation, selon les habitants. «Les attaques se poursuivent dans les quartiers sud de la ville à Kuru Karama, Bisiji, Sabongidan et Kanar», a déclaré mercredi matin à l’AFP Idris Sarki, qui a fui le centre-ville de Jos, capitale de l’Etat du Plateau. «Le quartier d’où je viens a été saccagé, tous les habitants qui ont pu sont partis, mais beaucoup, beaucoup ont été tués», a-t-il ajouté.

Un habitant du quartier Anguwarogo, dans le nord de Jos, a indiqué à l’AFP que davantage de soldats étaient déployés dans les rues. «C’est calme depuis la nuit dernière, de mon balcon je peux voir davantage de soldats patrouiller que hier, il y a eu des renforts», a expliqué Bashiru Mohammed, joint par téléphone.

Les nouvelles violences qui ont éclaté dimanche ont connu une brève accalmie lundi avant de reprendre dans la nuit. Elles sont liées à la construction d’une mosquée à Nassarawa Gwon, un quartier chrétien de Jos, chef-lieu de l’Etat du Plateau, situé entre le nord musulman et le sud chrétien et animiste et fort d’un demi-million d’habitants.

Abuja «est déterminé à trouver une solution permanente à la crise» dans cette ville du centre du Nigeria, a estimé le vice-président de la Fédération nigériane, Goodluck Jonathan, dans un communiqué. M. Jonathan remplace le président Umaru Yar’adua soigné en Arabie saoudite.

En novembre 2008, des centaines de personnes ont péri en deux jours dans des affrontements similaires dans cette ville. Le Nigeria, pays le plus peuplé d’Afrique avec 150 millions d’habitants, est régulièrement secoué par des violences interreligieuses.