Asie

Nucléaire: Pyongyang passe à l'étape supérieure

L’essai d’un missile, mardi, était un «cadeau» aux «salauds d’Américains», a dit Kim Jong-un. Selon les experts, l’engin pourrait atteindre l’Alaska

«Le missile balistique intercontinental que la Corée du Nord vient de tester est capable de porter «une grosse tête nucléaire», a affirmé mercredi l’agence de presse officielle nord-coréenne KCNA. L’engin, lancé au moment où les Etats-Unis se préparaient à célébrer leur fête nationale, pourrait atteindre l’Alaska, selon des experts américains.

La possession d’un missile balistique intercontinental représente un tournant pour le régime communiste, qui a déjà réalisé cinq essais nucléaires et dispose d’un petit arsenal de bombes atomiques. L’agence KCNA a assuré que le lancement de mardi avait répondu à «tous les critères technologiques, y compris la résistance à la chaleur et la stabilité structurelle de l’ogive» nécessaire pour qu’elle rentre sans dommages dans l’atmosphère. L’ogive était en fibre de carbone, selon KCNA.

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«Dans des conditions difficiles, impliquant une chaleur de milliers de degrés, la pression et des secousses, la température à l’intérieur de l’ogive était stable, entre 25 et 45 degrés Celsius», a précisé l’agence. L’engin a eu une trajectoire «parfaite» et «a atteint sa cible avec précision».

Les Etats-Unis ont dénoncé «une nouvelle escalade de la menace» présentée par le régime communiste. Cet essai d’un missile Hwasong-14, réalisé le jour de la fête nationale américaine et supervisé personnellement par le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un, était un «cadeau» aux «salauds d’Américains», a ironisé Kim Jong-un, cité par l’agence de presse officielle nord-coréenne KCNA.

Confrontation entre Washington et Pyongyang

L’armée américaine avait initialement mis en doute l’annonce de la Corée du Nord selon laquelle elle avait tiré un missile intercontinental, évoquant seulement un engin de «portée intermédiaire». Mais les Etats-Unis ont reconnu par la suite qu’il s’agissait bien d’un ICBM. «L’essai d’un ICBM constitue une nouvelle escalade de la menace (nord-coréenne) envers les Etats-Unis, nos alliés et partenaires, la région et le monde», a déclaré le secrétaire d’Etat américain Rex Tillerson dans un communiqué.

La possession d’un missile balistique intercontinental, capable selon des experts américains d’atteindre l’Alaska, est un tournant pour le régime communiste. Isolé sur la scène internationale, Pyongyang justifie son programme d’armement nucléaire par une menace d’invasion des 28 000 soldats américains stationnés en Corée du Sud. Il a déjà réalisé cinq essais nucléaires et dispose d’un petit arsenal de bombes atomiques.

Les Etats-Unis «essaient de tester notre détermination et ignorent nos avertissements», a déclaré le numéro un nord-coréen Kim Jong-un, cité par l’agence au style indirect. La confrontation entre Pyongyang et les Etats-Unis est à présent entrée dans sa «phase finale», a-t-il averti.

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Kim Jong-un a assuré que Pyongyang ne soumettrait pas sa possession d’armes nucléaires et de missiles balistiques à la négociation, dans quelque circonstance que ce soit, «sauf si la politique hostile et les menaces nucléaires des Etats-Unis cessent complètement».

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