De violents incidents ont éclaté dans la nuit de mardi à mercredi dans la ville libyenne de Benghazi. Plusieurs centaines de personnes y ont affronté des policiers renforcés par des partisans pro-gouvernementaux, selon des témoins et des médias locaux.

Des membres des familles de prisonniers tués en 1996 dans une fusillade dans la prison d’Abou Slim à Tripoli, se sont rassemblés devant un poste de police à Bengazi pour réclamer la libération de leur coordinateur, l’avocat Fethi Tarbel, a rapporté le journal en ligne Al-Manara.

Fethi Tarbel, dont les raisons de l’arrestation sont inconnues, a été libéré sous la pression des familles, selon le site du journal Qurina, proche de Seif Al-Islam, fils du colonel Kadhafi. Mais la foule n’a pas quitté les lieux et d’autres personnes se sont jointes à la manifestation, ce qui a poussé les forces de l’ordre à les disperser par la force, selon le site Libya al-Youm.

Les manifestants ont scandé des slogans contre le régime: «Benghazi réveille toi c’est le jour que tu attendais», le sang des martyrs n’est pas versé en vain», ou encore «le peuple veut faire tomber la corruption», selon ces médias. Peu après, des centaines de manifestants pro-régime ont défilé à Benghazi, deuxième ville du pays, à 1000 km à l’est de Tripoli, mais aussi à Syrte, dans l’Est, Sebha, au Sud, et Tripoli, selon des images de le télévision d’Etat.