L’essentiel

Les événements ont semblé s’emballer autour de la crispation américano-russe lundi soir. Joe Biden a assisté à une visioconférence avec plusieurs dirigeants européens tout en laissant le Pentagone indiquer publiquement que 8500 soldats sous pavillon OTAN étaient mis en «état d’alerte». La réunion a duré 1h20 selon la Maison-Blanche. Les dirigeants américains et européens ont «souligné leur désir commun d’une résolution diplomatique». Ce mardi, un émissaire français part à Berlin pour affiner la position européenne.


[7h30] L'Europe en marche

Ce mardi, un émissaire français part à Berlin pour affiner la position européenne, à la veille d'une réunion entre Russes et Ukrainiens sous les auspice européens, pour tenter d'imposer une «désescalade». 

[3h00] Les bourses chinoises dans le rouge à l'ouverture 

Les Bourses chinoises ont ouvert en net repli, les investisseurs appréhendant toujours la réunion de la banque centrale américaine (Fed) prévue dans la journée ainsi que les tensions autour de l'Ukraine.

Dans les premiers échanges à Hong Kong, l'indice Hang Seng perdait 1,64% à 24.251,52 points. De son côté, l'indice composite de la Bourse de Shanghai cédait 0,42% à 3.509,28 points, tandis que la place de Shenzhen était en baisse de 0,46% à 2.381,24 points.


[2h35] La Bourse de Tokyo préoccupée

La Bourse de Tokyo a nettement reculé mardi matin malgré la clôture en hausse de Wall Street la veille, les investisseurs restant préoccupés par la réunion de la Fed prévue mardi et par l’escalade des tensions géopolitiques en Europe orientale.

L’indice Nikkei des 225 valeurs vedettes japonaises cédait 1,7% à 27.118,83 points vers 2 heures et l’indice élargi Topix abandonnait 1,73% à 1.896,40 points.


[1h15] Vers une résolution diplomatique?

Selon un communiqué de la Maison-Blanche, les dirigeants américains et européens ont «souligné leur désir commun d’une résolution diplomatique», mais aussi évoqué leurs «préparatifs en vue d’imposer des conséquences massives et des coûts économiques sévères à la Russie» en cas d’invasion, et de «renforcer la sécurité sur le front oriental de l’OTAN».


[23h45] Les pays occidentaux mettent Moscou en garde

Les dirigeants des Etats-Unis et de plusieurs pays européens dont l’Allemagne et la France ont affirmé leur soutien «sans réserve» à l’intégrité territoriale de l’Ukraine et promis des «conséquences très lourdes» à la Russie en cas «d’agression» contre ce pays.

Les participants «ont été tous de l’avis qu’il appartient à la Russie d’entreprendre des initiatives visibles de désescalade» dans ce conflit, a indiqué le porte-parole du chancelier allemand Olaf Scholz, à l’issue de cette réunion à laquelle ce dernier a participé notamment avec les dirigeants des Etats-Unis, de France, de Grande-Bretagne, de l’Italie et de la Pologne.


[23h30] Joe Biden souligne l’entente avec les Européens

A l’issue de la visioconférence, le président américain a assuré à la Maison Blanche qu’il existait une «unanimité totale avec les dirigeants européens». Joe Biden a évoqué un «très, très, très bon entretien», en marge d’une réunion consacrée aux questions de concurrence.


[22h45] Le marché des denrées alimentaires profite d’une flambée

Les cours du blé américain ont profité de l’escalade pour grimper, clôturant à leur plus haut niveau depuis quasiment un mois et entraînant le maïs dans leur sillage. «L’Ukraine pèse 16% des exportations mondiales de blé, donc le moindre conflit ou coup de chaud là-bas va faire réagir les opérateurs», a commenté Jason Britt, du courtier Central State Commodities.

La Russie est, elle, le troisième producteur mondial de blé et le premier exportateur, Chine et Inde, les deux leaders, destinant l’essentiel de leurs récoltes à leur marché intérieur. La flambée du blé a bénéficié au maïs en partie parce que l’Ukraine est le quatrième exportateur mondial de grains jaunes.


[22h] Wall Street tire son épingle du jeu

Alors que les places européennes, comme le SMI, ont souffert ce lundi des crispations autour de l’Ukraine, les deux principaux marchés américains s’en tirent assez bien à l’heure de la clôture. Le Dow Jones boucle à + 0,30%, le Nasdaq, prend 0,63%.

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[21h45] Emmanuel Macron pose une carte sur la table

Le président français Emmanuel Macron va proposer «un chemin de désescalade» dans la crise ukrainienne à son homologue russe Vladimir Poutine, annonce l’Elysée ce lundi soir, précisant que l’échange aurait lieu «dans les prochains jours».

«Il pense qu’il y a de l’espace pour la diplomatie, pour la désescalade», ajoute la communication du président français. Dans ce contexte, l’ambassadeur Pierre Vimont, représentant spécial d’Emmanuel Macron pour la Russie, se rendra mardi à Moscou, a précisé l’Elysée.

La France, l’Allemagne, la Russie et l’Ukraine tiendront ensuite une réunion mercredi à Paris sur l’Ukraine au niveau des conseillers diplomatiques.


[21h10] Aucune intention de désescalade, estime l’armée américaine

La petite phrase qui trouble. Lors de son annonce de la mise en «alerte» de soldats (lire ci-dessous), le porte-parole du Pentagone John Kirby a indiqué qu'«il est très clair que les Russes n’ont actuellement pas l’intention d’amorcer une désescalade».


[21h05] 8500 soldats mis en alerte, le joker américain pour le début de la séquence

Les Etats-Unis ont placé jusqu’à 8500 militaires en état d’alerte qui pourraient être déployés au sein des troupes de l’Otan en cas d’invasion de l’Ukraine par la Russie, annonce ce lundi soir le porte-parole du Pentagone, John Kirby.

«Le nombre de troupes que le ministre (de la Défense) a placé en état d"alerte élevée va jusqu’à 8500 hommes», a-t-il déclaré, soulignant qu'«aucune décision n’a été prise sur un déploiement de forces en-dehors des Etats-Unis pour l’instant». Ils pourraient être prêts en cinq jours à renforcer la Force de réaction rapide de l’alliance militaire, constituée de 40 000 militaires, a précisé le Pentagone.


[21h] Un dialogue Etats-Unis – Europe dans l’urgence

Joe Biden tient ce lundi soir depuis 21h une «visioconférence sécurisée» avec plusieurs dirigeants européens au sujet de la situation en Ukraine, a annoncé la Maison-Blanche.

Alors que les Etats-Unis se font de plus en plus alarmistes sur la possibilité d’une attaque imminente de la Russie, le président américain doit s’entretenir avec la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen, le président du Conseil Charles Michel, le président français Emmanuel Macron, le chancelier allemand Olaf Scholz, le premier ministre italien Mario Draghi, le secrétaire général de l’Otan Jens Stoltenberg, le président polonais Andrzej Duda et le premier ministre britannique Boris Johnson.

Joe Biden se trouve dans la «Situation Room», salle de crise de la Maison-Blanche.

Cette visioconférence «s’inscrit dans le cadre de nos échanges et de notre coordination étroite avec nos alliés et nos partenaires transatlantiques en réponse au renforcement militaire de la Russie à la frontière ukrainienne», a indiqué la Maison-Blanche.


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