Selon une source européenne, cette décision a été prise mardi soir, lors d’une réunion à Rome des représentants des dirigeants du MEF, le Forum des économies majeures, dont le sommet est prévu jeudi à L’Aquila. Le MEF rassemble les seize principales économies de la planète, les huit pays les plus industrialisés du G8 et les grands émergents comme la Chine, l’Inde, la Corée du Sud ou le Brésil.

«Il y a un très fort engagement (de ces pays) à réduire de façon substantielle les émissions mondiales d’ici 2050, mais il n’y a pas de 50%», a précisé ce responsable à l’AFP.

«Sur la date à laquelle les émissions devraient culminer, ils disent qu’elle devrait intervenir dès que possible, mais sans mention explicite. De notre point de vue, si la lutte contre le changement climatique doit se fonder sur la science, les émissions devraient culminer en 2020 (puis baisser) afin de limiter le réchauffement à 2°C», a-t-il poursuivi.

Le MEF serait d’ailleurs décidé à conserver, dans sa déclaration finale, cet objectif d’un réchauffement maximal à 2°C supplémentaires par rapport aux niveaux pré-industriels, a indiqué un négociateur occidental. Mais sans préciser comment ils entendent y parvenir.

Pour l’Union européenne, il s’agit d’un revers: «Nous poussons pour avoir davantage, nous poussons pour des objectifs ambitieux (de réduction) à moyen terme, et nous poussons pour une division par deux des émissions» mondiales, a souligné le responsable européen.

Dans un précédent projet de déclaration, le MEF «soutenait l’objectif de réduire les émissions mondiales de 50% d’ici 2050», sans toutefois préciser l’année de référence par rapport à laquelle cette division devait s’opérer.