Impossible de prédire si ce sommet tant attendu, au vu des dégâts économiques causés depuis deux ans par la crise de la dette, peut déboucher sur «la» solution. Au milieu des déclarations contradictoires des dirigeants, deux obstacles majeurs s’annonçaient au début du dîner à 21 heures: les divergences de fond sur l’opportunité et les modalités du changement des traités européens défendu par l’Allemagne et la France, mais combattu par le Royaume-Uni et guère apprécié par les pays scandinaves. Et les difficultés récurrentes, pour la zone euro, à accoucher d’un pare-feu financier, alors que les banques sont fébriles et brident leurs crédits.

Les débats de ce vendredi, notamment sur le futur Mécanisme permanent de stabilité, pourraient en conséquence s’éterniser. A moins que, face à l’impasse à 27, les pays de la zone euro et les Etats appelés à la rejoindre (dont la Pologne), n’enclenchent le processus d’un traité séparé, au risque de relancer les convulsions financières. Un second sommet, avant Noël, serait dès lors probable.