Londres, 2 avril 2009: au sommet du G20, en pleine crise des «subprime», les journalistes s’escriment à déchiffrer une liste d’une page. Son titre? «Rapport sur les progrès des juridictions observées par le forum global de l’OCDE en vue de mettre en œuvre les normes fiscales». La Suisse, comme l’Autriche, le Luxembourg et Singapour, évitent la honte d’être désignés comme des «paradis fiscaux», mais figurent dans la catégorie «grise» des juridictions ne coopérant pas suffisamment. Hongkong et Macao échappent, eux, à l’opprobre: seule une note, minuscule, mentionne les deux «régions administratives spéciales» chinoises.

Depuis, l’exercice n’a pas été réédité. Les listes de l’OCDE sont restées dans le tiroir du Forum fiscal mondial qui, lui, évalue les mesures prises par chaque pays. Mais d’autres circulent. La France a réactualisé la sienne le 21 août. Le service de recherche du Congrès américain en a publié une en janvier.