Ici, on les appelle les «fanatiques», ces Odessites, souvent âgés, qui ont fait de l’eau salée et du soleil une religion. Au lever du jour, sous les premiers rayons ardents, ils descendent en claquettes usées les escaliers jusqu’aux plages. Dans des postures sportives, élégantes, parfois grotesques, ils façonnent leur corps mordoré, laissant à midi le sable aux familles. Direction ensuite les soirées, dans le vacarme d’une ville qui ne dort jamais.