Olivier Marleix voit grand. C’est toute la droite qu’il veut réunir après dix années «assez frustrantes» dans l’opposition. Il en a pris pour cinq ans de plus mais, paradoxalement, les résultats des élections législatives, assez mauvais pour son parti, ont fait de lui et des rescapés de la droite traditionnelle le pivot d’une Assemblée nationale sans majorité absolue. Depuis qu’il a été élu président des députés Les Républicains en juin, ce sont presque toujours eux qui ont décidé de ce qui passerait et de ce qui ne passerait pas dans cet hémicycle où les autres oppositions sont caractérisées par leur extrémisme ou leur refus quasi systématique des propositions gouvernementales.