L’essentiel

Lundi, L’Australie a rouvert ses frontières extérieures aux touristes vaccinés.

En Angleterre, le premier ministre britannique Boris Johnson a annoncé la fin de l’isolement obligatoire pour les cas positifs au coronavirus dès jeudi.

Retrouvez notre suivi de lundi et notre chronologie des mesures covid.

■ Selon l'OMS, le sous-variant BA.2 ne provoque pas de maladie plus grave

Le sous-variant BA.2 d’Omicron – qui se répand rapidement au Danemark notamment – ne «provoque pas de forme plus grave» du covid que le variant BA.1 qui circule largement dans le monde, a affirmé mardi Maria Van Kerkhove, responsable de la lutte contre le Covid-19 à l’OMS, lors d’un questions-réponses sur les réseaux sociaux. Cette conclusion «est vraiment importante, parce que dans de nombreux pays, il y avait une quantité substantielle de circulation aussi bien de BA.1 que de BA.2».

Elle rapportait ainsi les conclusions tirées lundi par un Comité consultatifs d’experts sur l’évolution du virus qui donne le Covid. Des conclusions rassurantes et très attendues après les inquiétudes provoquées par la pré-publication – donc non contrôlé par des pairs – d’une étude sur des hamsters qui semblait montrer qu’au contraire BA.2 infligeait des formes plus graves. Elle en a profité pour appeler les pays du monde entier à ne pas démanteler leurs dispositifs de séquençage parallèlement à la levée des restrictions sanitaires dans de nombreux pays.

■ En France, de premières injections de Novavax prévues début mars

Les premières injections du vaccin contre le Covid-19 de Novavax, présenté comme une alternative pour celles et ceux à qui les vaccins à ARN messager font peur, sont prévues pour début mars dans l’Hexagone.

La première livraison, d’environ 1,1 million de doses, est attendue en France dans les prochains jours, précise le ministère de la Santé lors de son point hebdomadaire sur la campagne de vaccination anti-Covid.

Sur le total de la première livraison Novavax, 600 000 doses vont être sanctuarisées pour les Outre-mers, dont quelque 120 000 envoyées d’emblée. Les 500 000 doses pour la métropole vont être livrées dans les pharmacies hospitalières avant d’être réparties dans «au moins un centre de vaccination par département», détaille le ministère.

■ Maintes fois reportée, la ministérielle de l’OMC envisagée en juin

La grande réunion ministérielle de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), reportée à plusieurs reprises en raison de la pandémie, devrait être programmée en juin à une date qui doit encore être fixée, a-t-on appris ce mardi.

La ministérielle de l’OMC, la première depuis fin 2017, devait initialement se tenir au Kazakhstan en juin 2020, mais avait déjà été reportée à la suite de l’apparition des premiers cas de Covid-19 fin 2019. Reprogrammée fin 2021, elle avait ensuite été reportée à la dernière minute pour raisons sanitaires, suite à l’apparition du variant Omicron.

Ce jour, lors d’une réunion, le président du Conseil général de l’OMC, l’ambassadeur du Honduras Dacio Castillo, a proposé aux diplomates d’organiser la réunion au mois de juin. Selon un représentant du commerce à Genève, deux dates ont été avancées: du 2 au 4 juin, et la semaine du 13 juin.

■ L’Espagne prolonge son dispositif de chômage partiel jusqu’à fin mars

Le gouvernement espagnol a approuvé aujourd’hui un accord avec les syndicats et le patronat pour prolonger jusqu’à fin mars le financement public du chômage partiel. Ce dispositif, instauré en avril 2020 par le gouvernement du Premier ministre socialiste Pedro Sanchez, prolongé à plusieurs reprises, devait prendre fin le 28 février.

«L’extension se fera de manière automatique et les entreprises comme les travailleurs concernés n’auront aucune démarche à accomplir», souligne le gouvernement dans un communiqué. Ce délai supplémentaire doit notamment permettre aux entreprises de s’adapter au nouveau dispositif de chômage partiel issu de la réforme du droit du travail, adoptée début février par les députés.

Selon le gouvernement espagnol, 104 000 personnes bénéficient encore de ce système. Les principaux secteurs concernés sont les agences de voyage, le transport aérien et l’hôtellerie. Celui-ci a couvert jusqu’à 3,4 millions de personnes en printemps 2020 et a permis de limiter drastiquement les destructions d’emplois. Mais il a pesé lourdement sur les finances publiques de l’Espagne: la dette publique espagnole est ainsi passée de 95% du produit intérieur brut fin 2019 à 118,7% du PIB fin 2021.

■ Ignazio Cassis appelle à l’OIT à «un nouveau monde post-Covid»

La communauté internationale doit unir ses forces pour «un nouveau monde post-Covid». En ouvrant ce mardi une réunion en ligne de trois jours de l’Organisation internationale du travail (OIT), le président de la Confédération Ignazio Cassis a appelé à un multilatéralisme qui lie travail, santé, environnement, commerce et sécurité.

«Genève offre une plateforme importante» pour une relance qui s’appuie sur celui-ci, rassemblant les Etats, les universitaires, le secteur privé et la société civile. Selon Ignazio Cassis, outre ses effets sanitaires, la pandémie a affecté l’activité économique de milliards de personnes et a accéléré l’importance du numérique.

La réunion à l’OIT constitue «une étape importante», selon le président de la Confédération. Elle devra être suivie d’effets et de collaborations entre différents acteurs. Pour le chancelier allemand Olaf Scholz, un effort doit être mené pour adapter l’environnement de travail aux défis de la santé. De son côté, le secrétaire général de l’ONU a rappelé son effort avec le directeur général de l’OIT Guy Ryder pour lancer récemment un mécanisme pour financer 400 millions d’emplois supplémentaires et la protection sociale pour des milliards de personnes.

■ Trois tests de dépistage obligatoires à Hongkong

Toute la population de Hongkong devra se soumettre à trois séries de tests de dépistage du coronavirus. C’est ce qu’a déclaré ce mardi la dirigeante de la ville, Carrie Lam. «Ceux qui ne se soumettent pas au test seront tenus pour responsables», prévient-elle. Hongkong enregistre des milliers de contaminations chaque jour. Il s’agit de la pire vague depuis le début de la pandémie.

La cheffe de l’exécutif a annoncé que des responsables de Chine continentale coordonnaient désormais la politique anti-Covid du territoire. «L’épidémie a largement dépassé la capacité du gouvernement de Hongkong à y faire face, indique-t-elle. Le soutien du gouvernement central est donc indispensable pour combattre le virus.»

Lire aussi: En Chine, une stratégie zéro covid risquée

Les 7,4 millions de résidents hongkongais devront donc se soumettre à trois séries de tests obligatoires en mars, mais aussi à des tests antigéniques rapides à domicile, quotidiennement. Les écoles et de nombreux commerces tels que les salles de sport, les bars et les salons de beauté resteront fermés jusqu’à la fin du mois d’avril, tandis que les établissements scolaires seront transformés en centres de dépistage au coronavirus.

■ La pandémie dans le monde

Nouvelles mesures, nouveaux bilans et faits marquants: un point sur les dernières évolutions.

  • Des heurts ont opposé mardi à Wellington, devant le Parlement néo-zélandais, des manifestants anti-vaccins à des policiers munis de boucliers antiémeutes. Des manifestants ont notamment lancé une «substance irritante» en direction des forces de l’ordre, blessant trois policiers,
  • La reine Elizabeth II, testée positive au Covid-19 dimanche, a annulé des engagements par visioconférence prévus ce mardi. Elle souffre toujours de «symptômes légers» de type rhume, déclare Buckingham Palace.
  • Eurofins Scientific, géant français des laboratoires d’analyses, a relevé ses prévisions pour 2022 et 2023. En 2021, ses revenus annuels ont bondi de 24%, dépassant ses attentes, selon un communiqué du groupe. Ses produits liés au covid-19 lui ont rapporté 1,42 milliard.
  • La Belgique, pays de 11,5 millions d’habitants, a franchi aujourd’hui le seuil des 30 000 décès liés au coronavirus, selon les chiffres de l’institut de santé publique Sciensano. Les deux tiers de ces décès remontent à l’année 2020.

■ 15 191 nouveaux cas

La Suisse compte ce mardi 15 191 cas supplémentaires de coronavirus en 24 heures, indique l’Office fédéral de la santé publique (OFSP).

  • On déplore 14 décès supplémentaires;
  • 128 malades ont été hospitalisés.

Comparaison avec la semaine passée. Il y a sept jours, l’OFSP avait annoncé 20 310 cas. Le même jour, il dénombrait 17 décès et 140 hospitalisations supplémentaires. En une semaine, le nombre de nouveaux cas a ainsi reculé de 25,2%. Les hospitalisations ont dans le même temps baissé de 8,6%.

La pression hospitalière. 617 personnes se trouvent actuellement aux soins intensifs. Les patients Covid-19 occupent 17,90% des places disponibles en soins intensifs, dont le taux d’occupation est de 73,30%.

  • Durant les dernières 24 heures, les résultats de 47 494 tests ont été transmis;
  • Le taux de positivité s’élève à 32%, contre 33,4% il y a une semaine;
  • Le taux de reproduction, qui a un délai d’une dizaine de jours, est lui de 0,78.
  • Le variant Omicron représente 99,5% des cas de coronavirus séquencés ou examinés dans les laboratoires sur sept jours, avec un délai de deux semaines environ.
  • 75 166 personnes se trouvent actuellement en isolement après avoir été testées positives au coronavirus.

■ L’aéroport de Dubaï voit un retour aux chiffres d’avant 2019 dans deux ans

Paul Griffiths, PDG de Dubaï Airports, a accordé un entretien à l’agence AFP dans lequel il indique que le retour au niveau d’avant la pandémie est encore «bien loin».

L’aéroport international de Dubaï reste le premier au monde en termes de voyageurs internationaux; en 2021, environ 29,1 millions de passagers ont transité par Dubaï, soit «une croissance annuelle de 12,7%», selon l’exploitant.

Ces nombres «dépassent les prévisions pour l’année de plus d’un demi-million de passagers, grâce à un solide dernier trimestre», mais «nous sommes bien loin des niveaux prépandémie», note le responsable.

L’aéroport vise les 57 millions de passagers pour l’année 2022, selon lui, mais espère «dépasser cet objectif». «Je pense que d’ici la fin de 2023 nous serons beaucoup plus proches des niveaux prépandémie», ajoute Paul Griffiths, lequel mise sur l’ouverture progressive de l’Australie et l’Asie.

■ Le cancer et le covid: des recommandations

La Ligue suisse contre le cancer publie ce mardi ses recommandations après les relâchements décidés par le Conseil fédéral.

Elle note que «chaque personne atteinte d’un cancer présente un risque individuel de contracter le Covid-19, ou de développer une forme grave de la maladie. Ce risque dépend du traitement et de nombreux autres facteurs, par exemple du type de maladie cancéreuse, de l’organe concerné, de l’âge et d’éventuels antécédents médicaux. Le système immunitaire joue aussi un rôle en fonction de son état, s’il est affaibli ou a pleinement retrouvé ses facultés.»

La Ligue recommande ainsi aux patientes et patients atteints d’un cancer «de se concerter avec leur oncologue afin de savoir si des mesures de prévention additionnelles sont nécessaires en raison de la maladie ou du traitement. Parmi ces mesures, on peut mentionner le port d’un masque FFP-2, la distanciation sociale, voire dans certains cas l’isolement.»

■ Une forte hausse des voyages à l’étranger attendue cette année

Après deux ans de Covid-19, la demande de vacances à l’étranger devrait fortement augmenter en 2022, prévient un professeur de gestion du tourisme à l’université de St-Gall. Les Suisses seront donc moins nombreux à voyager en Suisse cette année, avertit-il.

Cette tendance pourrait perdurer l’année prochaine, ajoute le professeur Christian Laesser dans un entretien diffusé mardi par la Südostschweiz et relayé par l’agence ATS. Les touristes de l’espace européen devraient toutefois revenir passer leurs vacances en Suisse, précise-t-il.

Le professeur se dit convaincu que le tourisme va se rétablir: «Voyager est un besoin humain». Il part du principe que la croissance du tourisme devrait être à nouveau solide après la pandémie. Pointant des marges étroites et les caisses peu remplies, Christian Laesser ne s’attend pas à une guerre des prix dans le tourisme. De plus, «les prix ont augmenté dans la zone euro, où se trouvent les principaux marchés de la Suisse». Le problème du franc suisse fort s’atténue de plus en plus, selon lui.

■ La Chambre basse canadienne accepte la loi sur les mesures d’urgence

Lundi soir, les parlementaires canadiens ont approuvé le recours à une loi exceptionnelle invoquée la semaine dernière par le premier ministre Justin Trudeau pour mettre fin à la contestation historique contre les mesures de santé publique.

Au terme d’un débat de plusieurs jours à la Chambre des communes, les députés ont voté à 185 contre 151 en faveur de la loi sur les mesures d’urgence, une disposition législative de dernier recours qui peut être utilisée par le gouvernement du Canada en cas de «crise nationale».

Le Sénat (chambre haute) doit maintenant en débattre à son tour.

Cette loi a été invoquée le 14 février, pour la deuxième fois seulement au Canada en temps de paix, afin de mettre un terme aux blocages anti-mesures sanitaires qui ont secoué le pays pendant trois semaines, des manifestations qui n’avaient selon le premier ministre plus rien de «pacifiques».