A Seattle, une jeune femme, Katrina Spade, met toute son énergie à développer un nouveau concept: permettre aux morts de disparaître de la façon la plus écologique possible. Dans son entrepôt, les corps des défunts seront placés dans des cuves, entourés de copeaux de bois et de sciure pour accélérer le procédé de décomposition. Grâce à la combinaison azote et carbone, associée à de l’humidité et à des agents microbiens, ils se transformeront en compost, sans jamais passer entre les mains de thanatopracteurs. La famille pourra alors récupérer le compost et en disposer à sa guise.

Une nouvelle lubie un brin New Age née d’un esprit malsain porté sur le macabre? Malgré ses détracteurs, Katrina Spade a su se montrer persuasive: l’Etat de Washington sera, dès mai 2020, le tout premier Etat américain à autoriser ce procédé de human composting, ou «humusation». Et cela, alors que l’Eglise catholique s’y est opposée, au nom, notamment, de la dignité humaine.