Activiste russe des droits humains, Lioubov Sobol ne mâche pas ses mots face au pouvoir de Vladimir Poutine. Présentée par la BBC comme l’une des 100 femmes les plus influentes, interdite de se présenter à l’élection à la Douma de Moscou en 2019, elle a dénoncé lundi au Palais des Nations la corruption et l’autoritarisme du pouvoir russe dans le cadre du 12e Sommet sur les droits humains et la démocratie (genevasummit.org). Elle est intervenue une semaine avant l’arrivée de ministres de la planète entière pour le début de la 43e session du Conseil des droits de l’homme (CDH). La société civile à Genève est ravie de voir des Lioubov Sobol débarquer à Genève, mais elle n’en est pas moins très inquiète. Les restrictions budgétaires dont l’ONU fait l’objet ont un impact fâcheux sur le fonctionnement du CDH.

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