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Relevées par les auditeurs, les ambiguïtés dans la rédaction des contrats ne sont pas sans conséquences. Elles expliquent la sévérité d’un litige qui, durant plusieurs mois, a opposé Implenia à l’UNOG. En jeu? Des retards possibles et des surcoûts et la possibilité que la transparence des façades en verre d’un édifice conçu comme le nouveau fleuron architectural du quartier des Nations soit altérée par un problème de condensation.

L’objet de la discorde? Les Closed Cavity Facades, ou CCF. Concepteur du bâtiment H, l’américain Skidmore, Owings & Merrill (SOM) a prévu de construire de telles façades CCF, une technologie déjà adoptée par SOM pour le siège mondial voisin de Japan Tobacco International. Ces façades à double peau permettent de bonnes performances thermiques et acoustiques, maximisent les apports en lumière. Elles requièrent cependant une extrême précision technique dans leur réalisation. La cavité centrale qui sépare les deux feuilles de verre est scellée par un joint en silicone, un élastomère qui relâche naturellement des gaz selon les températures à l’intérieur de la cavité. Le risque de condensation est très élevé. La maintenance est onéreuse. Les dégradations sur la durée ne sont pas rares.