L’ancien ministre chinois de la Justice fait l’objet d’une enquête, a annoncé samedi la commission nationale anti-corruption.

D’innombrables responsables communistes et patrons sont déjà tombés depuis le lancement en 2013 par le président Xi Jinping d’une opération «mains propres», qui vise l’armée, les entreprises et le milieu politique.

Un ancien responsable de très haut vol

Fu Zhenghua, qui a occupé des postes clés à Pékin, notamment celui de ministre de la Justice et de responsable du Bureau de la sécurité publique, fait l’objet d’une enquête pour «graves violations de la discipline et de la loi», un euphémisme qui désigne d’ordinaire des cas de corruption, mais aussi des manquements aux règles du Parti communiste chinois (PCC) au pouvoir.

Autrefois, responsable de la police de Pékin, M. Fu occupe actuellement la fonction de directeur adjoint du comité des affaires sociales et juridiques de la Conférence consultative politique du peuple chinois (CCPPC).

Un million de cadres du PCC poursuivis

L’enquête visant l’ex-ministre intervient quelques jours seulement après que Sun Lijun, l’ancien vice-ministre en charge de la Sécurité publique, notamment à Hong Kong lors des immenses manifestations pro-démocratie de 2019, a été exclu du parti pour corruption.

Il a été accusé d’avoir eu une cachette personnelle pour des documents confidentiels, de s’être soustrait à ses obligations en matière de lutte contre le Covid-19 et d’avoir payé en échange de relations sexuelles.

La campagne anti-corruption et «disciplinaire» lancée par Xi Jinping a puni plus d’un million de cadres du parti au pouvoir.

L’opération est parfois accusée de servir au président chinois à éliminer des adversaires qui s’opposent à sa ligne politique.

En septembre, l’ex-patron du groupe chinois Kweichow Moutai, numéro un mondial des spiritueux en termes de valorisation, a été condamné à la prison à perpétuité pour avoir accepté 15 millions d’euros de pots-de-vin.


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