Des pans de mur déchirés, des carcasses de voitures rongées par la rouille, des rails de tramway qui ne mènent nulle part, des fils électriques qui n’éclairent plus rien. Et puis ces écriteaux qui localisent les lieux de supplice, là où les hommes furent sommairement abattus. L’église est à ciel ouvert. Femmes et enfants, par centaines, y furent regroupés, exécutés par balles ou brûlés vifs. En marchant ici, on pense à la place des Martyrs à Beyrouth en 1990, à Vukovar en Croatie en 1991, à Alep en Syrie en 2012 et bien sûr à Marioupol en Ukraine aujourd’hui. Mais nous sommes en France, à Oradour-sur-Glane, dans le département de la Haute-Vienne, non loin de Limoges.