Loin des carnets roses, Bernard Kouchner, l'ancien président de Médecins sans frontières, fait part de ses inquiétudes et dénonce les insuffisances du projet du Parti socialiste (PS) pour la présidentielle. Dans une tribune parue jeudi dans Le Nouvel Observateur, l'ancien ministre français encourage les socialistes à intégrer et prendre en compte les changements du monde. «Notre monde a changé, nous ne l'avons pas vu, et il nous réclame, écrit-il. Reprenons le flambeau, ouvrons les yeux, osons nous adapter, osons la gauche.» Et le simple adhérant du PS de passer en revue les carences de son parti: éducation, réforme de l'Etat, retraites, intégration... La gauche a elle aussi du chemin à parcourir, «alors que le débat politique tourne, à droite, à la caricature», précise-t-il. Avant de conclure: «Encore un effort, camarades, et nous serons vraiment socio-démocrates ou, si le mot vous choque, novateurs, progressistes et vainqueurs!»