Le Covid-19 affecte fortement la Genève internationale. La lettre est datée du 10 novembre. Elle tire la sonnette d’alarme. Vingt-trois postes de collaborateurs de la branche genevoise du Bureau de coordination des affaires humanitaires (OCHA) de l’ONU vont être délocalisés à Istanbul et à La Haye et six autres postes des «services généraux» seront supprimés. Secrétaire exécutive du Conseil de coordination du personnel de l’Office des Nations unies à Genève, Prisca Chaoui est la signataire de la missive envoyée au patron d’OCHA, Mark Lowcock. Elle craint que ces mesures «réduisent considérablement la taille du bureau genevois et l’empêchent de bénéficier des effets à long terme de faire partie du hub humanitaire» genevois. La peur de délocalisation n’est pas nouvelle. En 2019, le Haut-Commissariat de l’ONU pour les réfugiés avait supprimé 150 postes au siège genevois au profit du terrain.

Lire aussi l'article lié: L’Union européenne de radio-télévision réduit la voilure