Le calendrier des 28es Journées mondiales de la jeunesse (JMJ), au Brésil, avait été arrêté par Benoît XVI. Mais c’est finalement son successeur, François, qui les présidera. Ce voyage en terre latino-américaine est le premier du jésuite argentin, désigné en mars dernier à la tête de l’Eglise catholique.

Le pape François, 76 ans, devait atterrir lundi dans l’après-midi à Rio de Janeiro, où devait l’accueillir sur le tarmac la présidente Dilma Rousseff et où jusqu’à 1,5 million de pèlerins venus du monde entier assisteront aux JMG qui se tiennent jusqu’à dimanche. «Mon cœur est déjà plein de joie car je serai avec vous», leur a-t-il tweeté depuis son avion pour le Brésil. Il y arrive en pleine agitation sociale. L’Eglise, dans ce qui reste le plus grand pays catholique au monde, est également en perte de vitesse sous la poussée des Eglises évangéliques pentecôtistes. «La crise mondiale ne fait rien de bon pour les jeunes. Nous courons le risque d’avoir une génération qui n’a pas eu de travail, or du travail provient la dignité de la personne», a-t-il déclaré aux 70 journalistes qui l’escortaient en vol. «Le sens de mon voyage est d’encourager les jeunes à vivre insérés dans le tissu social avec les personnes âgées», a poursuivi celui qui prêche «une Eglise pauvre pour les pauvres».

Trente mille policiers et militaires ont été déployés dans Rio pour assurer le bon déroulement de l’événement et la sécurité du pape François, qui refuse de circuler dans une papamobile blindée. Après une journée de repos ce mardi, il est prévu qu’il se rende mercredi au sanctuaire d’Aparecida, où trône une petite statue de la Vierge, patronne du Brésil. Il visitera le lendemain une favela de la métropole. Il prononcera une grande messe dimanche, jour de clôture des 28es JMJ.

Trente mille policiers et militaires ont été déployés dans Rio pour assurer le bon déroulement des JMJ