Religions

Le pape François appelle à «la paix pour Jérusalem»

Dans son message de Noël, le Saint-père appelle à «une reprise du dialogue», en espérant «la paix pour Jérusalem et pour toute la Terre Sainte». Il prie aussi pour «la confiance réciproque» dans la péninsule coréenne

Du balcon de la basilique Saint-Pierre, à l'occasion de son traditionnel message de Noël qui précède la bénédiction «Urbi et orbi», le pape François a appelé lundi à «la paix pour Jérusalem et pour toute la Terre Sainte». Il espère «qu'une reprise du dialogue l'emporte» pour «parvenir à une solution négociée qui permette la coexistence pacifique de deux États».

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Le Saint-père a loué les efforts de la communauté internationale pour aider «cette terre meurtrie» à trouver «la concorde, la justice et la sécurité qu'elle attend depuis longtemps». Après la reconnaissance de la Ville sainte comme capitale d'Israël par les États-Unis, le 6 décembre dernier, le pape avait déjà appelé au «respect du statu quo» à Jérusalem, en conformité avec les résolutions des Nations unies.

Nous voyons Jésus dans les enfants du Moyen Orient, qui continuent à souffrir à cause de l'aggravation des tensions entre Israéliens et Palestiniens

C'est la deuxième fois que François s'exprime en public sur la ville trois fois sainte depuis la décision de Donald Trump, qui a bouleversé des décennies de diplomatie américaine, et provoqué des manifestations quasi quotidiennes dans les Territoires, ternissant la fête de Noël des chrétiens palestiniens. Le pape avait déjà plaidé: «Nous voyons Jésus dans les enfants du Moyen Orient, qui continuent à souffrir à cause de l'aggravation des tensions entre Israéliens et Palestiniens.»

Les souffrances du monde

Dans un grand tour d'horizon des pays où les enfants subissent les conflits, le Saint-père a évoqué les petits syriens «encore marqués par la guerre», en espérant que le pays retrouve «la dignité de chaque personne», en s'engageant à «reconstituer le tissu social indépendamment de l'appartenance ethnique et religieuse».

Le pape a aussi parlé de l'Irak, «encore blessé et divisé par les hostilités» des quinze dernières années, et du Yémen «où se déroule un conflit en grande partie oublié», alors que la population y subit la faim et les maladies. Il a complété sa revue de l'instabilité dans le monde, en citant le Soudan du Sud, la Somalie, le Burundi, la République Démocratique du Congo, la République Centrafricaine et le Nigeria, le Venezuela et l'Ukraine.

Appel à la confiance en Corée

Dans son message, François a eu une attention particulière pour la course aux armements du dirigeant nord-coréen Kim Jong-Un. Il prie «pour que dans la péninsule coréenne les oppositions puissent être dépassées et que la confiance réciproque puisse se développer dans l'intérêt du monde entier». Dimanche, la Corée du Nord a défini les nouvelles sanctions votées par le Conseil de sécurité de l'ONU comme un «acte de guerre», en réaffirmant qu'elles ne la dissuaderaient pas de mener à bien ses programmes nucléaire et balistique.

Peu après son voyage dans le Myanmar bouddhiste et le Bangladesh musulman, où souffrent les Rohingyas, musulmans et apatrides, le pape a demandé que la communauté internationale «ne cesse pas d'agir pour que la dignité des minorités présentes dans la région soit protégée de façon adéquate». Il est aussi revenu sur son homélie de la veillée de Noël, consacrée aux réfugiés: «Dans leurs yeux, voyons le drame de tant de migrants forcés qui mettent en danger leur vie même pour affronter des voyages exténuants qui finissent tant de fois par des tragédies.»

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