International 

De Paris à Budapest, les droites extrêmes abattent leurs cartes

Malgré le séisme provoqué, en Autriche, par la démission forcée, le 18 mai, du vice-chancelier Hans-Christian Strache du parti FPÖ, les partis nationalistes et anti-migrants misent sur le succès de leur ligne dure anti-Bruxelles aux élections européennes

Un séisme. Devant l'historique Café Central de Vienne, à quelques pas du Ministère autrichien de l'Europe et des affaires étrangères et de l'ancien palais impérial du Hofburg, deux diplomates déposent, chacun, leurs 50 centimes d'euros dans le distributeur du quotidien populaire «Kronen Zeitung». Un seul sujet monopolise toujours, en ce vendredi d'avant élections européennes, la «une»de ce tabloïd populaire que le vice-chancelier démissionnaire Hans-Christian Strache rêvait, en 2017, de transformer en «organe de propagande» de son parti d'extrême droite FPÖ.

Lire aussi: La Russie et l'extrême-droite européenne: une histoire d'amour