« Je le dis de la façon la plus claire et la plus simple, nous exigeons la libération de notre compatriote. Ces accusations d’espionnage sont hautement fantaisistes, n’ont pas lieu d’être», a indiqué Nicolas Sarkozy lors d’une conférence de presse avec son homologue brésilien Inacio Lula da Silva. «Je ne veux pas douter une seul instant qu’elle sera libérée à très bref délai. Ce ne sont pas des méthodes», a ajouté M. Sarkozy.

Le ministre français des Affaires étrangères Bernard Kouchner a annoncé lundi après-midi qu’une universitaire française âgée de 23 ans, Clotilde Reiss, se trouvait en détention depuis le 1er juillet en Iran, accusée d’espionnage. La jeune femme aurait envoyé à un ami de Téhéran via son ordinateur des photos de manifestations à Ispahan, prises avec son téléphone portable. Elle serait détenue à Evine, la prison de Téhéran.

Selon M. Kouchner, la jeune femme, lectrice de français à l’université d’Ispahan (centre) depuis 5 mois, a été arrêtée mercredi à l’aéroport de Téhéran alors qu’elle était sur le chemin du retour, via Beyrouth.

«Il s’agit d’une jeune fille française qui doit être libérée parce qu’elle est innocente et qu’il n’y a aucun fondement à ces accusations», avait dit lundi soir M. Kouchner.

Contexte tendu

Les relations franco-iraniennes ne sont pas bonnes, Paris a adopté la fermeté dans le dossier nucléaire iranien, et Nicolas Sarkozy a nettement critiqué la répression des manifestations post-électorales en Iran il y a 3 semaines. Hier encore il a déclaré que les Iraniens méritaient mieux que leurs dirigeants. La chaîne de télévision semi-officielle Press TV fait état de la convocation de l’ambassadeur d‘Iran en France par le ministère des Affaires étrangères.