Cela ressemble à un acte manqué. Comme si la politique, ses règles impitoyables, et le combat de petites phrases qu’elle engendre n’étaient pas encore entrés dans les habitudes de l’ancienne journaliste de télévision, présentatrice sur France 3 de 2005 à 2009.

Lorsque Audrey Pulvar répond, samedi 27 mars, aux questions d’Apolline de Malherbe sur BFM TV, le ton est convivial. L’intervieweuse politique sait que son interlocutrice, tête de liste socialiste pour les élections régionales des 13 et 20 juin – si elles ne sont pas reportées en raison de la pandémie – en Ile-de-France, est rompue à l’exercice. Puis vient la question qui fait tout déraper. Interrogée sur les questions de discriminations raciales, l’ex-compagne du ministre PS Arnaud Montebourg prend le risque de choquer à propos de l’attitude à observer dans les groupes de travail où des victimes de racisme viennent témoigner: «Si vient à cet atelier une femme blanche ou un homme blanc, il n’est pas question de le ou la jeter dehors, en revanche on peut lui demander de se taire, d’être spectatrice ou spectateur silencieux.»