La police est intervenue jeudi soir pour déloger des étudiants qui bloquaient l’accès d’un bâtiment de l’Université de la Sorbonne (Tolbiac), dans le Ve arrondissement de Paris, rapportent les autorités. Une opération qui selon la police s’est déroulée «dans le calme».

«Environ 200 étudiants qui se trouvaient à la Sorbonne depuis le milieu de l’après-midi [ont voté] «une occupation» et [refusé] de quitter les lieux», a déclaré la préfecture de police de Paris par communiqué. «En début de soirée, le recteur d’académie [a sollicité] la préfecture de police afin de procéder à l’évacuation des lieux.»

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L’intervention, qui a débuté à 21h40 et a duré une demi-heure, «a concerné 191 personnes, s’est déroulée dans le calme et sans aucun incident», a ajouté la préfecture.

Rejet de la loi ORE

Plusieurs universités sont bloquées depuis plusieurs jours ou semaines par des étudiants qui dénoncent la loi ORE, qui modifie l’accès à l’université. Cette réforme s’apparente selon ses détracteurs à une «sélection» en raison du classement des candidatures des bacheliers. Elle perturbe certaines universités depuis des semaines voire des mois.

Outre quatre universités totalement bloquées – Montpellier, Toulouse, Rennes 2 et l’Université Paris 8 Saint-Denis – une douzaine d’universités comptent des sites ou amphithéâtres occupés, a détaillé jeudi le président de la Conférence des présidents d’université, Gilles Roussel, sur Europe 1.

Le président français. Emmanuel Macron, a estimé jeudi dans une interview télévisée que ces blocages étaient l’œuvre d'«agitateurs professionnels». Il a conseillé aux étudiants de réviser leurs examens, qui ne seront pas «en chocolat».