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Dans la rue Monsigny, à Paris, le 12 mai 2018.
© Geoffroy Van der Hasselt / AFP

attentat

A Paris, une attaque au couteau fait une victime, Daech revendique

Un agresseur a tué un passant samedi soir avant d'être abattu par la police. L'organisation Etat islamique qualifie l'assaillant comme l'un des siens. Il s'agit d'un Français né en Tchétchénie. Il était fiché pour radicalisation

Un Français né en Tchétchénie qui crie «Allah Akbar» et tue au couteau un passant de 29 ans, avant d'être abattu par la police: voici ce que l'on sait de l'attaque survenue samedi soir en plein centre de Paris, revendiquée par le groupe djihadiste Etat islamique (EI).

Lire aussi: Pourquoi la France reste (et va rester) la cible de Daech

Peu avant 21 heures, un homme attaque au couteau plusieurs personnes dans le quartier très animé de l'Opéra Garnier, en plein centre de Paris, réputé pour ses théâtres et nombreux bars-restaurants. Selon deux témoins, a précisé une source judiciaire, cet homme a crié «Allah Akbar» au moment de l'attaque.

Lorsque des policiers interviennent sur les lieux, ils sont eux-mêmes menacés par l'agresseur. «Au moment de l'intervention policière, quand trois fonctionnaires vont vers lui pour tenter de l'immobiliser, il va vers eux et brandit son couteau», a rapporté une source proche de l'enquête. L'un des agents fait usage de son pistolet à impulsions électriques avant que l'un de ses collègues ne tire à deux reprises et blesse mortellement l'assaillant.

Intervention rapide

Selon des sources proches du dossier, un homme âgé de 29 ans, un passant dont ni l'identité ni la nationalité n'ont été communiquées, a été tué. Deux autres personnes ont été grièvement blessées: un homme de 34 ans transporté en «urgence absolue» à l'hôpital parisien Georges-Pompidou et une femme de 54 ans. Une femme de 26 ans et un homme de 31 ans ont été blessés légèrement. L'homme de 34 ans grièvement blessé «a été opéré» et «est sauvé», a déclaré le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb, qui s'est rendu à son chevet à l'hôpital, dimanche vers 2 heures du matin. Les trois autres blessés sont «hors de danger».

«Dans les cinq minutes» suivant l'appel aux secours, les policiers étaient sur place et «moins de neuf minutes» après, l'auteur de l'attaque était abattu, a relaté le premier ministre Edouard Philippe. «Cette rapidité dans la réaction a de toute évidence évité un bilan plus lourd», a-t-il estimé. «La France paye une nouvelle fois le prix du sang mais ne cède pas un pouce aux ennemis de la liberté», a réagi le président Emmanuel Macron sur Twitter.

Assaillant fiché S

L'assaillant ne portant pas de papiers sur lui, il a fallu plusieurs heures aux enquêteurs pour déterminer son identité. Il s'agit d'«un Français né en Tchétchénie en 1997. Son père et sa mère ont été placés en garde à vue dimanche matin», a déclaré une source judiciaire. «Il n'avait pas d'antécédent judiciaire», a-t-elle ajouté. Selon des sources proches de l'enquête, l'assaillant était fiché pour radicalisation.

Selon une source proche du dossier, il était brun de cheveux, portait une barbe non taillée et était habillé d'un pantalon de jogging noir. Via son «agence de presse» Amaq, le groupe EI a revendiqué l'action d'un «soldat de l'Etat islamique» dont l'«opération a été menée en représailles envers les Etats de la coalition» internationale antijihadiste en Irak et en Syrie. Avant même la diffusion de cette revendication, le parquet de Paris avait retenu la piste terroriste dans ce dossier.

L'enquête est menée conjointement par trois services de police sous les qualifications d'«association de malfaiteurs terroristes pour préparer la commission de crimes d'atteintes aux personnes», «assassinat» et «tentatives d'assassinat sur personnes dépositaires de l'autorité publique en relation avec une entreprise terroriste». 

246 victimes depuis 2015

Cette attaque intervient alors que la France vit sous une constante menace terroriste. La dernière attaque meurtrière, le 23 mars à Carcassonne et à Trèbes (Aude), avait porté à 245 le nombre de victimes tuées dans les attentats sur le sol français depuis 2015. Des attaques ont déjà été menées au couteau, notamment à Marseille en octobre 2017.

Lire aussi: La France fait entrer un peu de l’état d’urgence dans sa législation

Particulièrement visée, la France fait partie de la coalition militaire internationale intervenant en Syrie et Irak contre l'EI. Dans son communiqué de revendication, l'EI affirme que l'assaillant de Paris a agi «en représailles envers les Etats de la coalition».

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