L’essentiel

La Suisse compte ce mercredi 541 cas de coronavirus, 7 décès et 32 hospitalisations supplémentaires en 24 heures.

Le Parlement européen a donné aujourd'hui son aval définitif au certificat numérique covid. Dans l'UE, neuf pays délivrent déjà ces certificats.

Après des mois de divisions, les membres de l'OMC ont fait un premier pas en avant en vue d'un accord permettant d'alléger les droits de propriété intellectuelle des vaccins et autres technologies médicales utilisées contre le covid.

Retrouvez notre suivi de la journée de mardi.


■ Euro 2021: il y aura moins de fanzones cette année

Le championnat d'Europe de football masculin débute vendredi, mais ses spectateurs ne pourront pas tous visionner les matchs au sein des traditionnelles fanzones. Actuellement, les règlements fédéraux autorisent un maximum de 300 personnes en extérieur, et seulement 100 en intérieur. Dans plusieurs cantons, des organisateurs ont donc parfois choisi de renoncer à de tels événements, jugeant les restrictions trop contraignantes.

A Bienne, la fanzone de Nidau prévue au bord du lac sera divisée en deux secteurs. D'un côté, la «zone pelouse» publique et gratuite avec une capacité de 200 personnes et la «zone tribune» payante et sur réservation pour 100 personnes. Le public devra s'asseoir à des tables pour quatre ou six et devra enregistrer ses données via un code QR. A Fribourg, au stade de Saint-Léonard, un projet de fanzone organisé par le FC Fribourg devrait voir le jour, a indiqué la Ville. Et à Bulle, la société Citron caviar s'est aussi chargée de créer une fanzone, baptisée Woodball Arena. Dans le canton de Vaud, le bureau des manifestations a reçu huit demandes, dont trois ont déjà été acceptés mercredi.

Dans les autres cantons, faute de fanzone, les amateurs de football pourront visionner les matchs sur les terrasses des cafetiers-restaurateurs.


■ Dépistage d'éléphants en Inde

Vingt-huit éléphants ont été soumis à des tests de dépistage du Covid-19 dans une réserve forestière du sud de l'Inde, ont annoncé mercredi les autorités, après la mort d'une lionne d'Asie attribuée au virus. Il s'agit du premier décès d'un animal en Inde imputé au virus.

Des tests de dépistage ont révélé que la lionne et huit autres félins, dont deux dans un état préoccupant, étaient porteurs du virus. «Après que les lions du zoo de Vandalur ont été testés positifs au Covid-19, on nous a demandé de dépister les éléphants par précaution», a déclaré mercredi à l'AFP un garde-forestier du parc national de Mudumalai, dans le sud du Tamil Nadu.


■ Levée des brevets: accord à l'OMC pour discuter d'un texte

Les membres de l'OMC ont avancé d'une étape après des mois de divisions sur une levée de la propriété intellectuelle pour les vaccins et technologies contre le coronavirus, à laquelle la Suisse est opposée. Ils ont accepté mercredi à Genève de négocier un texte.

Au terme d'une réunion formelle du comité de l'accord sur la propriété intellectuelle (ADPIC) mardi et mercredi, les 164 membres ont dit vouloir «dès que possible» aboutir à un accès équitable aux technologies contre la pandémie, selon une source proche des discussions commerciales à Genève. Pour autant, il faudra désormais se mettre d'accord sur le contenu.

Lire aussi: Vaccins: l’Europe refuse de céder les brevets

Dès la semaine prochaine, une première réunion informelle doit évaluer les possibilités de compromis, considérées comme difficiles par les Etats-Unis. Jusqu'à présent, les divergences de fond subsistent, notamment pour la Suisse. La pression est montée ces derniers mois et de nombreuses ONG comme Médecins Sans Frontières (MSF) ont ciblé Berne pour son opposition sur cette question à l'OMC comme à l'Organisation mondiale de la santé (OMS).


■ Les Etats-Unis font un premier pas timide vers la réouverture de leurs frontières

Reverra-t-on bientôt les touristes américains dans les villes européennes? Les Etats-Unis ont fait mardi des pas mesurés vers un retour des voyages internationaux, et annoncent la création de groupes de travail avec «des partenaires clé» – le Canada, le Mexique, l'Union Européenne et le Royaume-Uni – pour préparer cette reprise.

Juste avant la visite du président Joe Biden en Europe, Washington a abaissé son avertissement aux voyageurs voulant se rendre dans plusieurs pays européens, dont la France, l'Allemagne, l'Italie et l'Espagne. Ainsi que le Japon, à un mois et demi des Jeux olympiques, ou encore le Canada et le Mexique. Ce revirement intervient au moment où l'Union européenne a décidé d'autoriser l'entrée aux voyageurs américains vaccinés contre le Covid, mais demande la réciprocité aux Etats-Unis.


■ A l'Hôpital fribourgeois, les visites sont à nouveau autorisées dès le premier jour

Recul de la pandémie de Covid-19 aidant, l’Hôpital fribourgeois (HFR) autorise à nouveau les visites aux patients dès leur premier jour d’hospitalisation. Pour autant cependant qu’ils ne soient pas positifs au coronavirus.

Jusqu’à présent, il fallait attendre le cinquième jour pour visiter ses proches. Certaines règles sont à respecter: une seule personne est admise quotidiennement pour une durée maximale d’une heure, les visites se font en chambre uniquement et les accompagnants ne sont pas autorisés, sauf pour les personnes nécessitant une assistance.


■ Le covid repart à la hausse en Russie

Le nombre d’infections quotidiennes en Russie a dépassé les 10 000, une première depuis mars sur fond de campagne de vaccination qui patine, selon des statistiques publiées lundi. Au total, 10 407 cas ont été recensés à travers le pays dont 4 124 à Moscou, un record pour la capitale russe depuis le mois de janvier et la fin d’une deuxième vague meurtrière de l’épidémie. 

Le maire de Moscou, Sergueï Sobianine a relevé que la situation empirait dans la capitale, principal foyer épidémique. La ville va rouvrir «dans les jours à venir» des hôpitaux de campagne dédiés pour accueillir ces patients, a-t-il ajouté. Il a cependant assuré ne pas «avoir l’intention d’ordonner un confinement». La mairie a en revanche annoncé renforcer les contrôles pour imposer le port du masque dans les lieux publics, notamment les transports, alors que de très nombreux Moscovites ne respectent pas cette obligation depuis des mois.


■ 541 nouveaux cas en 24 heures

La Suisse compte mercredi 541 cas supplémentaires de coronavirus en 24 heures, selon les chiffres de l’Office fédéral de la santé publique (OFSP). On déplore sept décès supplémentaires et 32 malades ont été hospitalisés.

Durant les dernières 24 heures, les résultats de 22 200 tests ont été transmis, indique l’OFSP. Le taux de positivité s’élève à 2,44%.

Sur les quatorze derniers jours:

  • Le nombre total d’infections est de 7777, soit 89,96 nouvelles infections pour 100 000 habitants.
  • Le taux de reproduction, qui a un délai d’une dizaine de jours, est lui de 0,75.
  • Les patients Covid-19 occupent 129,33 des places disponibles en soins intensifs, dont le taux d’occupation est de 11,60%.

S’agissant des vaccins:

  • 491 240 doses de vaccin ont été administrées et 2 066 994 personnes ont déjà reçu deux doses.
  • Le pays a reçu jusqu’à présent 6 065 475 doses de vaccins.

Quant aux variants du coronavirus:

  • 18 018 cas ont été attribués au variant britannique (B.1.1.7)
  • 248 au variant sud-africain (B.1.351)
  • 20 au variant brésilien (P.1).

■ Saint-Gall a son propre système de certificats covid

Les personnes doublement vaccinées contre le coronavirus dans le canton de St-Gall peuvent demander et obtenir leur certificat covid dès aujourd’hui. Le canton de Suisse orientale a misé dès le départ sur son propre outil numérique. Il a déjà achevé sa phase d’essais avec succès. 

Lire également:  Il y aura deux types de certificat covid pour les Suisses

St-Gall compte une longueur d’avance sur les cantons de Vaud, Genève, Valais et Berne qui testent depuis lundi l’application smartphone pour le certificat covid national. Il a lancé dès janvier le développement de son propre outil numérique. Les personnes vaccinées à deux reprises reçoivent aussitôt un courriel contenant une attestation de vaccination cantonale. Le mail contient aussi un lien permettant de commander le certificat national. Ce dernier est ensuite livré par courrier électronique également. La livraison est effectuée de manière échelonnée en raison de la forte demande.


■ Le rendement des caisses de pension a diminué en 2020

Le rendement des caisses de pension a diminué en 2020 notamment en raison de l’impact de la pandémie de coronavirus sur les marchés financiers. Cependant cette performance a permis à ces établissements d’améliorer leur stabilité et d’augmenter les réserves, relève une étude de Swisscanto.

Le rendement moyen s’est inscrit à 3,97% l’année dernière contre 10,85% en 2019. Les différences entre la meilleure caisse (+12,30%) et la plus mauvaise (-6,5%) se sont en outre accentuées. «Plus la caisse est grande et professionnelle, mieux elle s’en sort», précise le communiqué. Malgré une performance en baisse, les caisses de pension n’ont «jamais été en aussi bonne santé qu’actuellement. […] Le taux de couverture a atteint son plus haut niveau des dix dernières années», précise la filiale de la Banque cantonale de Zurich.


■ Le Conseil des Etats est favorable à la prolongation des aides pour les cas de rigueur

A l’instar du National, le Conseil des Etats veut aider les entreprises considérées comme cas de rigueur dans le cadre de la crise du Covid-19. Il a largement adopté mercredi deux motions de sa commission au contenu similaire de celles adoptées par les députés.

La première, acceptée par 35 voix contre 6, prévoit que les grandes entreprises dont le chiffre d’affaires est supérieur à cinq millions puissent recevoir une contribution à fonds perdus dépassant les plafonds établis. Cette contribution plus élevée serait acceptée lorsque les mesures ordonnées par le Conseil fédéral, comme l’obligation de télétravail ou l’enseignement à distance dans les hautes écoles, entraînent un effondrement du chiffre d’affaires qui menace l’existence de l’entreprise.

Le Conseil des Etats a aussi tacitement approuvé une motion demandant la prolongation des aides pour les entreprises durement touchées par la crise du coronavirus. Les dédommagements ne sont pour l’instant prévus que jusqu’à fin juin. Ils devraient être accordés jusqu’à la fin de l’année.


■ L’Espagne n’exige plus de test PCR pour les moins de 12 ans

Les autorités espagnoles ont relevé mercredi à 12 ans, contre 6 ans jusqu’ici, l’âge minimum à partir duquel un test négatif au Covid-19 est nécessaire pour entrer en Espagne. L’Espagne acceptera aussi bien les tests PCR que les tests antigéniques pour les populations de plus de 12 ans.

Prenant en compte les recommandations de la Commission européenne qui, afin de relancer le tourisme, conseille d’harmoniser les mesures auxquelles seront soumis les voyageurs au sein de l’UE, l’Espagne s’aligne ainsi sur l’âge minimum pour accéder à la vaccination et sur les limites établies par les pays voisins.


■ La pandémie a accéléré la dématérialisation du trafic de drogues en Europe

Cannabis, cocaïne, MDMA… Toujours plus puissantes, les drogues sont éminemment disponibles en Europe et la pandémie a accru la «dématérialisation» du trafic et la livraison aux consommateurs, s’alarme mercredi l’Observatoire européen des drogues et des toxicomanies (EMCDDA) dans son rapport annuel.

Malgré quelques pénuries locales et temporaires, le document insiste sur l’adaptabilité des trafiquants dont l’offre a globalement résisté aux restrictions et fermetures de frontières. Surtout, «la pandémie a accéléré l’ubérisation» du marché, résume pour l’AFP Alexis Goosdeel, le directeur de l’observatoire. Publicité sur les réseaux sociaux, commandes via messageries cryptées, livraison à domicile: déjà à l’oeuvre avant l’apparition du nouveau coronavirus, ces tendances ont été renforcées par la vie confinée.

Alors que les jeunes et les plus précaires sont particulièrement fragilisés, l’observatoire redoute «l’effet de l’hyperdisponibilité de toutes les drogues» en Europe, explique M. Goosdeel. A long terme, la crise née du Covid-19 peut favoriser leurs consommations et pousser certains vers le trafic.


■ Un pharmacien américain condamné à trois ans de prison pour avoir détérioré des vaccins

Un pharmacien vaccino-sceptique a été condamné à trois ans de prison après avoir plaidé coupable d’avoir sciemment détérioré des centaines de doses de vaccin contre le coronavirus, a annoncé mardi le ministère américain de la Justice.

Steven Brandenburg, 46 ans, «a délibérément retiré» des fioles de vaccin Moderna de leur réfrigérateur à l’hôpital où il travaillait dans le Wisconsin, et les a laissées plusieurs heures hors du réfrigérateur avant de les y replacer pour qu’elles soient administrées le lendemain. Au total 57 personnes ont reçu les doses de vaccin détérioré. Le pharmacien, qui a reconnu être un conspirationniste, pensait que le vaccin contre le Covid-19 était dangereux pour les gens, pourrait leur faire du mal et modifier leur ADN.


■ Le Parlement européen donne son feu vert final au certificat covid

Les députés européens ont largement donné leur feu vert final mercredi au certificat numérique covid européen, destiné à faciliter les déplacements cet été au sein de l’UE, à charge désormais aux Etats de le mettre en place d’ici au 1er juillet. Neuf pays ont déjà commencé à émettre des certificats numériques covid: la Bulgarie, la Croatie, la République tchèque, le Danemark, l’Allemagne, la Grèce, la Pologne, la Lituanie et l’Espagne.

«Après un temps record de négociations, moins de deux mois, nous avons réussi», s’est félicité l’eurodéputé socialiste espagnol Juan Fernando Lopez Aguilar, rapporteur de ce texte qui, selon lui, «relance la liberté de mouvement des citoyens européens». «Il est LA réponse européenne permettant de mettre fin au patchwork de règles différentes», s’est réjouie la centriste française Nathalie Colin-Oesterlé.

Malgré un large vote favorable, plusieurs eurodéputés ont émis des réserves quand à la protection des données personnelles. L’eurodéputée écologiste française Michèle Rivasi a estimé qu’il «ouvre un nouveau risque en manière de traçabilité».


■ Nouvel allègement des mesures en France et en Belgique

Reprendre le sport en salle ou la natation en piscine couverte, déguster son café à l’intérieur en cas de pluie ou aller au bowling… tout ceci redevient possible mercredi en France, après sept mois de privations dues à l’épidémie de Covid-19.

Trois semaines après la réouverture des terrasses, des cinémas et musées et des commerces spécialisés avec des jauges réduites, c’est la deuxième étape du déconfinement, avec en prime un couvre-feu qui passe à 23h00 au lieu de 21h00. A partir d’aujourd’hui, les cafés et restaurants peuvent à nouveau accueillir du public en intérieur, à 50% de leur capacité, ce qui permettra à bon nombre de petits établissements dépourvus de terrasse ou d’une taille insuffisante pour être rentables, de rouvrir.

Même scénario à quelques différences près en Belgique. Cafés et restaurants pourront servir leurs clients en salle à partir de mercredi grâce aux progrès de la lutte contre la pandémie, avait annoncé vendredi le Premier ministre Alexander De Croo. Il avait par ailleurs annoncé un allongement des horaires. Les établissements pourront désormais ouvrir le matin dès 5h00 et jusqu’à 23h30. Après presque sept mois de fermeture, ils avaient rouvert sous conditions, en terrasse seulement, le 8 mai.


■ Vaccination des ados: le Comité d’éthique français «regrette» la rapidité de la décision

Le gouvernement français a annoncé le 2 juin que les jeunes de 12 à 18 ans pourraient se faire vacciner à partir du 15 juin.

Dans dans le communiqué de presse accompagnant son avis sur la question, le Comité d’éthique français (CCNE) écrit qu’il est «peu probable» que l’objectif de l’immunité collective, qui nécessite de vacciner 80% à 85% de la population, «puisse être atteint grâce à la seule vaccination des adultes». Mais «est-il éthique de faire porter aux mineurs la responsabilité, en termes de bénéfice collectif, du refus de la vaccination (ou de la difficulté d’y accéder) d’une partie de la population adulte?», s’interroge-t-il, alors que le bénéfice individuel tiré de la vaccination est «limité pour la santé physique» chez les adolescents.

Le comité pose aussi la question du «risque de stigmatisation pour les adolescents qui ne souhaiteraient pas y avoir recours», et de celui de «briser leur confiance si le retour à la vie normale» promis en échange de la vaccination «était compromis par l’arrivée de nouveaux variants» du coronavirus.