Avec plus d’un cinquième des bulletins dépouillés, le parti du chef de l’Etat s’est assuré 62,1% des voix, loin devant le principal parti d’opposition, le parti national uni (United National Party) qui n’a recueilli que 27,3%.

Le ministre des Transports Dullas Alaheperuma, également porte- parole du parti de l’Alliance de la liberté du peuple uni (United People’s Freedom Alliance), a affirmé que les résultats issus des 22 districts électoraux leur avaient donné 138 à 142 sièges sur les 225 du parlement. «Nous avons gagné les élections», a-t-il déclaré.

Cette victoire sans surprise va permettre au chef de l’Etat de conforter son pouvoir trois mois après avoir été largement rééelu à la tête du pays.

Mandats présidentiels limités

Il avait demandé aux électeurs d’assurer à son parti la majorité des deux tiers au parlement pour amender la Constitution, qui limite actuellement à deux le nombre de mandats présidentiels.

Pour la plupart des Sri-Lankais, il s’agissait du premier scrutin législatif auquel ils pouvaient participer sans craindre la violence de la rébellion séparatiste tamoule, anéantie en mai dernier par l’armée après trois décennies d’un sanglant conflit.

Les 14 millions d’électeurs devaient choisir entre un total de 7620 candidats issus de 36 partis politiques et de 310 formations indépendantes. Ils ont cependant été peu nombreux à se rendre aux urnes, le taux de participation devant à peine dépasser le seuil des 50%, soit le chiffre le plus bas pour des législatives.

Chef de l’opposition en prison

Avec son principal opposant sous les verrous - l’ancien chef des armées Sarath Fonseka - le chef de l’Etat ne craignait pas grand chose de l’opposition.

A peine réélu le 26 janvier avec 57,9% des suffrages, Mahinda Rajapakse avait signé peu après un décret de dissolution du parlement et son rival à la présidentielle avait ensuite été arrêté sur des soupçons de coup d’Etat.