Son engagement en faveur de l’éducation des filles en Afghanistan lui a coûté l’exil. Mais Pashtana Durrani, honorée vendredi au siège genevois de l’ONU lors d’un sommet avec d’autres jeunes activistes, dit n’avoir pas d’autre choix que de continuer à essayer de changer son pays. «Je serai toujours Afghane. Un jour, j’y retournerai. Ou mes enfants, car c’est là que seront leurs racines», répond-elle comme une évidence, le regard affirmé. Son voile ne cache de loin pas ses cheveux. «C’est une habitude plutôt culturelle», dit-elle, comme par défi. En Afghanistan, les femmes sont couvertes de la tête aux pieds.