La patronne des opérations humanitaires de l’ONU Valerie Amos, qui coordonne les secours en Syrie, va quitter son poste dans quelques mois, ont annoncé mercredi les Nations unies, sans préciser les raisons de ce départ surprise.

Valerie Amos, nommée à ce poste en septembre 2010, continuera d’assumer ses fonctions en attendant la nomination d’un successeur, a expliqué le porte-parole adjoint de l’ONU Farhan Haq. La porte-parole de Valerie Amos, Amanda Pitt, a ensuite indiqué que la diplomate britannique «quittera son poste fin mars».Dans un communiqué, le secrétaire général Ban Ki-moon a déclaré que Mme Amos «l’avait informé de son intention» de partir.

Ban Ki-moon lui a exprimé sa «profonde gratitude pour son travail remarquable au service des Nations unies, de la communauté humanitaire et des personnes qui ont besoin de secours».Valerie Amos «s’est faite l’avocate inlassable des populations affectées par les catastrophes et les conflits dans le monde», a-t-il souligné.

Elle «a le sentiment qu’il est temps pour elle de passer à autre chose», a expliqué à l’AFP un responsable de l’ONU, qui n’a pas voulu dire quels étaient ses projets. Avant de rejoindre l’ONU, Valerie Amos, 60 ans, avait mené une longue carrière politique et diplomatique au Royaume-Uni, notamment comme secrétaire d’Etat au développement international puis présidente de la Chambre des Lords (2003-2007).

Très active sur le dossier syrien

Outre la Syrie, Valerie Amos a supervisé pendant son mandat des opérations humanitaires de grande ampleur au Soudan du Sud, en Irak ou en République centrafricaine, effectuant de fréquents voyages. En Syrie, elle a notamment plaidé avec succès auprès du Conseil de sécurité pour obtenir l’autorisation pour les convois de l’ONU de passer par les frontières de la Syrie, à partir de la Turquie et de la Jordanie, afin de livrer directement leurs cargaisons d’aide à des zones tenues par l’opposition.

Au cours d’une de ses nombreuses interventions devant le Conseil mardi, elle avait indiqué que 12,2 millions de Syriens «ont maintenant un besoin urgent de secours». La Syrie, avait-elle souligné, détient le triste record «du plus grand nombre de personnes déplacées par un conflit dans le monde», avec 7,6 millions de déplacés sur le territoire syrien et 3,2 millions de réfugiés dans les pays voisins.