Carsten Spohr et Thomas Winkelmann viendront se recueillir devant une stèle érigée à la mémoire des victimes du drame et rendre hommage aux équipes sur place.

Une semaine après la catastrophe aérienne, le lieutenant-colonel Jean-Marc Ménichini de la gendarmerie française a déclaré mardi qu’il n’y avait «plus de corps sur la zone du crash» et que l’évacuation de ces derniers était donc terminée. Mercredi, «vingt militaires chasseurs alpins vont monter avec les équipes pour récupérer les effets personnels» des passagers, a-t-il précisé à Seyne-les-Alpes.

En Allemagne, Lufthansa a révélé mardi que le copilote soupçonné d’avoir provoqué le crash, qui a fait 150 morts le 24 mars, l’avait informé en 2009 qu’il avait connu un «épisode dépressif sévère». La maison mère de Germanwings a affirmé avoir transmis au parquet de Düsseldorf (ouest), en charge de l’enquête allemande sur les causes du crash, des «documents supplémentaires» confirmant qu’Andreas Lubitz avait informé en 2009 l’école de pilotage de l’entreprise qu’il avait connu un «épisode dépressif sévère».

Jusqu’à présent, Lufthansa avait affirmé que cet homme de 27 ans avait interrompu sa formation pendant «plusieurs mois» il y a six ans. Mais M. Spohr avait déclaré ne pas avoir le droit de révéler les raisons de cette interruption.

Cette fois, Lufthansa affirme avoir procédé à «de nouvelles recherches internes» pour fournir ces documents – des pièces qui concernent sa formation au pilotage, des «documents médicaux» et la «correspondance par courriels entre le copilote et l’école de pilotage» – et ce, «dans l’intérêt d’une élucidation rapide et sans faille» des circonstances du drame.