L’histoire

La poutine, alevins de sardine ou d’anchois, se déguste entre Nice et Marseille, avec un filet d’huile d’olive et quelques gouttes de citron, en beignets, en omelette aussi, ou marinée, et même en saumure. En Russie, le poisson a la cote aussi, mais plus encore la pêche à la ligne. Même Vladimir Poutine y sacrifie, surtout lorsque les photographes sont à l’affût.

Le site du Kremlin a mis en ligne, la semaine dernière, des photos et des vidéos, accompagnées de leurs légendes édifiantes, d’une partie de pêche présidentielle en Sibérie orientale: Vladimir Poutine, tour à tour torse nu et en treillis, étreint un joli brochet de 21 kilos. A l’un des accompagnateurs admiratifs qui l’enjoint de se méfier des dents du poisson carnassier, le président répond en embrassant la bête: «C’est moi qui vais le mordre.»

La blogosphère russe s’est emparée de l’anecdote dès lundi et met en doute sa véracité. En comparant le brochet que tient dans ses bras Vladimir Poutine à d’autres prises de la même taille, un internaute affirme que le poids du poisson pêché ne peut excéder les 12 kilos. Le déplacement en Sibérie remonterait en fait à 2007.