Le gouvernement israélien a nommé jeudi une commission d’enquête interministérielle suite aux révélations autour des ventes de NSO Group. «Nous devons certainement revoir de fond en comble les licences accordées par l’agence de contrôle des exportations de la Défense», a affirmé le député Ram Ben Barak, à la tête de la Commission des affaires étrangères et de la défense de la Knesset.

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Considéré comme une arme selon la loi israélienne, le logiciel Pegasus doit en effet recevoir l’approbation du Ministère de la défense avant d’être vendu à l’étranger. La situation des droits de l’homme et de la démocratie d’un pays intéressé à l’acquérir est passée en revue, mais ce n’est pas le seul facteur. «En ce qui concerne les exportations militaires, un certain nombre de considérations de nature défensive, sécuritaire, diplomatique et stratégique sont prises en compte», précisait jeudi un communiqué du Ministère de la défense. En d’autres termes, le gain diplomatique est soigneusement évalué. Rien de nouveau dans cette pesée d’intérêts, mais ces dernières années le partenariat entreprises-gouvernement est encore renforcé par la présence «massive d’anciens militaires et représentants de l’Etat» dans les entreprises israéliennes de cybersurveillance qui cartonnent, souligne Jonathan Klinger, avocat spécialiste de l’Internet en Israël.