L’essentiel

Joe Biden a appelé mercredi les services de renseignement américains à redoubler d'efforts pour expliquer l'origine du Covid-19 et a exigé un rapport d'ici 90 jours.

La Suisse compte jeudi 992 cas supplémentaires de coronavirus en 24 heures, selon les chiffres de l'Office fédéral de la santé publique (OFSP). On déplore neuf décès supplémentaires et 36 malades ont été hospitalisés.

Hier, le Conseil fédéral a annoncé de nouvelles mesures d’assouplissement des règles sanitaires, et notamment la réouverture complète des restaurants et des bars dès lundi prochain, le 31 mai. Les tablées seront limitées à quatre personnes en intérieur et six en extérieur.

Pour en savoir plus:  Le Conseil fédéral donne du mou sanitaire

La jauge pour les rassemblements privés a aussi été relevée. Il sera désormais possible de se réunir à 30 à l’intérieur et à 50 à l’extérieur. Ce nouvel allègement sanitaire concerne également les universités et les hautes écoles avec la levée de la limite de 50 personnes posée à l’enseignement présentiel.

Lire aussi:

Retrouvez notre suivi de la journée de mercredi.


■ La Suisse a replacé la Grande-Bretagne dans la liste des pays à risque

Les voyageurs en provenance de la Grande-Bretagne doivent à nouveau se soumettre à une quarantaine à leur arrivée en Suisse. Le pays figure à nouveau dans la liste des Etats à risque. La mesure entre en vigueur dès jeudi à 18h00.

La Grande-Bretagne a été ajoutée en raison du variant du Covid-19 «préoccupant» qui y circule [à savoir le «variant indien», ndlr], indique la page internet de l'Office fédéral de la santé publique (OFSP). L'Afrique du Sud, le Brésil, le Canada, l'Inde et le Népal sont également jugés comme pays à risque pour cette raison, selon la liste de l'OFSP. Une trentaine d'autres pays et plusieurs régions de France, d'Allemagne et d'Italie y figurent aussi, mais pour d'autres motifs.


■ En Suisse, tous les indicateurs sont au vert

Tous les chiffres sont à la baisse dans le dernier bulletin hebdomadaire de l'Office fédéral de la santé publique (OFSP) sur le Covid-19 publié jeudi. Seul le nombre de tests réalisés a augmenté. Le nombre de cas de coronavirus positifs confirmés en laboratoire en Suisse et au Liechtenstein est tombé à 7336, la semaine du 17 au 23 mai. C'est 6,4% de moins que la semaine précédente. L'âge médian de tous les cas de Covid-19 confirmés en laboratoire était de 34 ans au cours de la semaine concernée. Il était tombé sous le seuil de 40 ans à la mi-mars.

Lire également: La task force scientifique entame sa mise en veille

L'incidence au cours de la semaine passée variait de 31 cas pour 100 000 habitants au Liechtenstein à 409 dans le canton d'Appenzell-Rhodes-Intérieures. Par rapport à la population, la tranche d'âge des 10 à 19 ans a été la plus touchée, avec plus de 158 cas pour 100 000 habitants durant la semaine. Les moins touchées étaient les personnes âgées de 70 à 79 ans avec un taux d'incidence de 22 pour 100 000 habitants.

Les quinquagénaires sont les plus nombreux à avoir été hospitalisés (51). L'âge médian était de 58 ans, pour la deuxième semaine consécutive sous la barre des 60 ans. Cet âge médian des personnes hospitalisées est inférieur à 70 ans depuis la mi-mars. Aucun nouveau décès n'a été enregistré cette semaine dans douze cantons ainsi qu'au Liechtenstein. 


■ Facebook ne va plus bannir les théories selon lesquelles le Covid-19 proviendrait d'un laboratoire

Facebook ne va plus interdire la publication de théories affirmant que le Covid-19 a été créé par l'homme, au moment où l'hypothèse d'un accident de laboratoire en Chine revient dans le débat américain. «A la lumière des investigations actuelles sur les origines du Covid-19 et en consultation avec les experts de la santé, nous ne retirerons plus désormais de nos plateformes les allégations sur le fait que le Covid-19 a été créé par l'homme ou a été fabriqué», a indiqué le groupe également propriétaire d'Instagram, mercredi sur son site internet.

Lire aussi: L’incertitude sur l’origine du virus demeure totale

Le réseau social va à rebours de ses précédentes règles sur la désinformation en temps de Covid-19, elles-mêmes actualisées en février dernier. Elles prévoyaient alors d'interdire les théories suggérant une main humaine derrière le virus, tout comme la prétendue inefficacité des vaccins ou le fait qu'ils puissent être toxiques ou dangereux.


■ La Norvège épinglée par l'UE pour ses restrictions à la liberté de mouvement

La Norvège s'est fait taper sur les doigts par une instance européenne jeudi en raison des restrictions très sévères qu'elle a imposées à la liberté de mouvement pour enrayer la pandémie de Covid-19. Si le pays nordique n'est pas membre de l'Union européenne, il appartient à l'Espace économique européen (EEE), où la libre circulation des personnes est la règle.

L'Autorité de surveillance européenne (ESA), chargée de veiller au respect des obligations découlant de l'EEE, estime que les restrictions imposées par Oslo aux entrées sur le territoire norvégien pendant la crise sanitaire étaient excessives. En pratique, la Norvège a fermé ses frontières le 29 janvier, sauf rares exceptions. Les règles ont depuis été relâchées, mais jusqu'à la semaine dernière, il était encore impossible à des étrangers résidant légalement dans le pays de rentrer sur le territoire norvégien s'ils n'étaient pas inscrits dans le registre national.

L'Autorité a envoyé à Oslo une lettre de mise en demeure, première étape d'une procédure d'infraction. Le gouvernement norvégien dispose maintenant de six semaines pour faire valoir sa position.


■ Un million de doses de Moderna seront livrées en Suisse samedi

Un million de doses de vaccin contre le Covid-19 arriveront en Suisse samedi, a annoncé jeudi le conseiller fédéral Alain Berset. Il s'agit d'une livraison de Moderna. Le ministre de la santé est satisfait de l'évolution de la vaccination. Jusqu'à présent, près de 4,3 millions de doses ont été administrées en Suisse. Environ 1,5 million de personnes ont déjà reçu deux doses. Le conseiller fédéral s'attend à ce que la majorité de la population soit vaccinée, sur une base volontaire, d'ici au début du mois d'août.


■ Pékin réagit à la décision de Joe Biden d'enquêter sur l'origine du virus

Joe Biden a appelé mercredi les services de renseignement américains à «redoubler d'efforts» pour expliquer l'origine du Covid-19. Le président des Etats-Unis a exigé un rapport d'ici 90 jours.

Pékin n'a pas tardé à condamner l'initiative. «L'équipe d'enquête conjointe de l'OMS [envoyée à Wuhan en janvier] a jugé «extrêmement improbable» la théorie d'une fuite de laboratoire», a souligné jeudi devant la presse un porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Zhao Lijian. «Il s'agit d'une conclusion officielle, formelle et scientifique», a-t-il déclaré. «Cette fois, les Etats-Unis tentent d'utiliser les services de renseignement pour mener une soi-disant enquête [...] mais l'histoire sombre du renseignement américain est connue depuis longtemps par le monde entier», a-t-il lancé.

A ce sujet:  Une fuite de laboratoire n’est toujours pas exclue pour expliquer l’origine de la pandémie


■ Pas de Street Parade cette année non plus

Après 2020, les organisateurs zurichois renoncent aussi à mettre sur pied cet été le grand événement mondial de musique électronique. Ils invoquent la limite maximale fixée à 5000 personnes à cause de la pandémie.

Lire aussi: Une initiative pour soutenir les intermittents culturels bientôt débattue au Conseil national

La dernière parade de musique électronique date de 2019. Elle avait réuni 850 000 personnes. Les organisateurs se disent confiants de pouvoir mettre sur pied à nouveau la Street Parade l'an prochain sur les quais de la rade de Zurich. La manifestation fêtera alors ses 30 ans.


■ Le nombre de nouveaux cas en 24h reste sous la barre des 1000 en Suisse

La Suisse compte jeudi 992 cas supplémentaires de coronavirus en 24 heures, selon les chiffres de l'Office fédéral de la santé publique (OFSP). On déplore neuf décès supplémentaires et 36 malades ont été hospitalisés.

  • Durant les dernières 24 heures, les résultats de 29 120 tests ont été transmis, indique l'OFSP. Le taux de positivité s'élève à 3,41%.
  • Sur les quatorze derniers jours, le nombre total d'infections est de 12 931, soit 149,58 nouvelles infections pour 100 000 habitants.
  • Le taux de reproduction, qui a un délai d'une dizaine de jours, est lui de 0,94.
  • Les patients Covid-19 occupent 15,90% des places disponibles en soins intensifs, dont le taux d'occupation est de 70,40%.
  • Au total 4 280 630 doses de vaccin ont été administrées et 1 504 464 personnes ont déjà reçu deux doses. La Suisse a reçu jusqu'à présent 4 830 975 doses de vaccins.

■ L’UE précise ses demandes de pénalités dans le litige l’opposant à AstraZeneca

L’Union européenne exige du laboratoire pharmaceutique AstraZeneca qu’il utilise ses six sites de fabrication de vaccins anti-Covid pour honorer les livraisons prévues, sous peine d’une astreinte quotidienne de 10 millions d’euros en cas d’infraction, a indiqué jeudi à l’AFP l’un de ses avocats.

«Il s’agit d’une injonction visant à contraindre AstraZeneca à utiliser l’ensemble des six sites de fabrication mentionnés dans le contrat […], y compris les deux usines britanniques qui ne sont pas employées», a affirmé cet avocat, Me Rafaël Jafferali.

L’UE estime que cette accélération de la production doit permettre au groupe suédo-britannique de fournir d’ici au 30 juin aux Vingt-Sept les 90 millions de doses qui n’ont pas été livrées au premier trimestre en dépit des engagements contractuels du laboratoire (30 millions l’ont été contre 120 millions attendus).


■ Le Conseil fédéral s’inquiète de la santé des jeunes

Le Conseil fédéral se montre soucieux de la santé psychique des jeunes par ces temps de Covid-19. Il est prêt à établir un rapport et à prendre des mesures. Les services spécialisés pour enfants et adolescents ont en effet été nettement plus sollicités l’an dernier.

Les restrictions l’an dernier ont largement réduit les activités extrascolaires. Les étudiants sont quant à eux frappés de plein fouet depuis plus d’un an par l’enseignement à distance et d’autres restrictions dans leur formation et leurs contacts sociaux. Plusieurs experts ont tiré la sonnette d’alarme sur les effets de ce contexte particulier.

Dans sa réponse jeudi à la commission de la science, de l’éducation et de la culture du National, le Conseil fédéral propose d’accepter le postulat pour analyser les conséquences de la crise du coronavirus sur la santé psychique des jeunes.

Lire l’interview: Agnes von Wyl: «On pense trop souvent que les enfants ne peuvent pas avoir de troubles psychiques»


■ L’Espagne veut vacciner les travailleurs saisonniers pour éviter une «bombe à retardement»

A l’approche de l’été, des milliers de saisonniers étrangers, souvent africains ou latinoaméricains, arrivent dans le nord-est de l’Espagne pour la récolte des fruits. Une «bombe à retardement» en temps de pandémie, que le pays essaie de désamorcer en les vaccinant massivement.

L’été dernier, la vaste région agricole recouvrant la Catalogne et l’Aragon, avait été le théâtre d’un fort rebond des contagions entre juin et juillet, forçant les autorités à imposer de nouvelles restrictions alors que le confinement strict imposé depuis mars avait été à peine levé.

Les autorités sanitaires de Catalogne prévoient également de vacciner ceux qui n’ont pas de contrat de travail ou de papiers, mais donnent la priorité aux travailleurs déclarés.


■ Le ministre de la Santé britannique, mis en cause par l’ex-conseiller de Boris Johnson, se défend

Le ministre britannique de la Santé, Matt Hancock, a défendu jeudi son action pour lutter contre la pandémie de coronavirus, jugeant «sans fondement» les graves accusations d’incompétence lancées la veille par Dominic Cummings, l’ancien conseiller du Premier ministre Boris Johnson.

Mercredi, lors d’une audition de sept heures devant une commission parlementaire, Dominic Cummings avait attaqué la gestion par le gouvernement de la pandémie. Outre Boris Johnson, il s’en est aussi pris particulièrement à Matt Hancock, l’accusant d’avoir «menti à de nombreuses occasions, réunion après réunion», mais aussi «publiquement». Il a estimé que M. Hancock était incompétent et aurait dû être «viré». Des «dizaines de milliers» de morts auraient pu être évitées, a-t-il dénoncé, une affirmation qui faisait la Une de plusieurs quotidiens jeudi.

A ce sujet:  La vengeance de Dominic Cummings, l’âme damnée de Boris Johnson


■ Brochure explicative sur la loi covid: le Conseil fédéral répond aux accusations des opposants

La loi Covid-19, soumise au peuple le 13 juin, attise les tensions. Dernièrement, les détracteurs du texte ont critiqué la brochure d’explication remise aux Suisses en même temps que leur bulletin de vote. Ils la trouvent biaisée, et jugent qu’elle omet de mentionner la création d’une base légale pour le certificat sanitaire, introduite lors d’une révision du texte. Une plainte a même été déposée à Schwyz auprès du gouvernement cantonal et du Tribunal fédéral. Les plaignants demandent que la votation soit suspendue jusqu’à ce que la brochure soit corrigée et mentionne les modifications survenues après l’adoption initiale du texte en septembre 2020.

Le référendum a été saisi contre la loi Covid-19, telle qu’adoptée en septembre, répond le Conseil fédéral. Formellement, la votation ne porte donc pas sur ces modifications même si elles sont liées à l’acte de base. Il est courant que, au bouclage de la brochure, des points qui peuvent être importants pour la formation de l’opinion des citoyens soient encore ouverts, poursuit-il. Ces points doivent être signalés, ce qui a été fait. Les conditions pour que la votation se déroule dans les règles sont donc remplies, affirme le gouvernement.

Le Conseil fédéral précise enfin que le certificat de vaccination a été abordé aussi bien par le ministre de la santé Alain Berset que dans les médias.


■ Novartis annonce des essais de phase II et III sur un traitement contre le covid

Après des résultats positifs en phase I, le géant pharmaceutique suisse Novartis a annoncé jeudi le lancement d’essais cliniques de phase II, puis III sur un traitement anti-covid appelé ensovibep et développé en partenariat avec la société de biotechnologie zurichoise Molecular Partners. Novartis intervient en tant que sponsor des essais.

Les premiers résultats de cette phase intermédiaire des essais, menée auprès de 400 patients, sont attendus pour fin août, a précisé Novartis qui prévoit ensuite de lancer ensuite des essais de phase III auprès de 1700 patients, avec des résultats attendus cette fois au cours du premier semestre 2022.


■ Tous les Français de plus de 18 ans peuvent s’inscrire à la vaccination

Tous les majeurs peuvent désormais prendre rendez-vous pour se faire vacciner contre le Covid-19, a annoncé jeudi le ministère français de la Santé Olivier Véran.

La prise de rendez-vous sur les plateformes de réservation par internet a été élargie aux 18-49 ans depuis 11h00. Pour eux, les rendez-vous débuteront le 31 mai, date de l’ouverture officielle de la vaccination à tous les majeurs en France.


■ Les Grisons et Schwyz lèvent à leur tour l’obligation du masque au secondaire

Après Zoug et St-Gall, c’est au tour des Grisons et de Schwyz de lever l’obligation faite aux élèves de porter un masque d’hygiène à l’école secondaire. Leurs autorités invoquent l’efficacité du dépistage préventif du Covid-19 dans les classes du canton, introduit il y a plusieurs mois et qui permet d’interrompre rapidement les chaînes d’infection.

Les enseignants devront, en revanche, continuer de le porter. L’obligation générale reste, en outre, en vigueur dans les lycées et autres écoles post-obligatoires.


■ La population russe se méfie des vaccins fournis par les autorités

Loin des files d’attente et de la chasse aux vaccins anti-Covid dans le monde, les Russes rechignent à se faire immuniser, méfiants à l’égard du produit et des autorités qui l’ont développé. C’est le paradoxe russe: le président Vladimir Poutine a annoncé le premier vaccin, Spoutnik V, en fanfare dès août 2020. Son efficacité a depuis été reconnue par la respectée revue médicale The Lancet ainsi que de nombreux pays étrangers. Mais selon un récent sondage de l’institut indépendant Levada, plus de 60% des Russes interrogés ne comptent pas se faire vacciner.

Après des mois d’une campagne de vaccination en sourdine malgré une levée de la plupart des restrictions sanitaires, les autorités s’alarment, une nouvelle vague de contaminations semblant proche. «Gardez à l’esprit que le vaccin russe est le plus fiable et le plus sûr aujourd’hui», a encore plaidé mercredi Vladimir Poutine, monté plusieurs fois au créneau. Environ 11 millions de personnes ont reçu les deux doses de vaccin sur plus de 146 millions de Russes. Pour tenter les récalcitrants, les autorités proposent des glaces et autres cadeaux. Ou alors 1000 roubles (11 euros) aux retraités.

Le sociologue Alexeï Levinson, de Levada, explique que les Russes ne croient simplement pas «que le vaccin a pu passer tous les tests» et craignent d’éventuels «effets indésirables» tout en sous-estimant les risques de la maladie. Beaucoup de Russes, échaudés par des décennies de propagande soviétique puis russe, estiment que «les objectifs politiques» du Kremlin, qui a voulu annoncer un vaccin en premier, «ont plus de valeur que la santé publique», poursuit-il.


■ En Suisse comme ailleurs, les recettes publicitaires se sont effondrées en 2020

Les recettes publicitaires se sont effondrées l’année dernière, victimes de la pandémie de coronavirus. Les activités impactées par les fermetures sanitaires, comme les cinémas, ont enregistré la plus forte contraction, alors que la télévision et internet ont limité la casse, a annoncé jeudi la Fondation statistique suisse en publicité.

Le chiffre d’affaires net dégagé par le secteur de la publicité a décliné de 16,2% à 3,73 milliards de francs en 2020. En matière de repli, les cinémas (-70,6%) ont enregistré la plus forte baisse des recettes publicitaires, les salles obscures ayant été fermées pour lutter contre la propagation du coronavirus. Viennent ensuite les ventes dégagées par les radios (-26,7%), la publicité extérieure (-22,8%) et la presse (-21,3%). La publicité sur internet (-10,9%) et la publicité directe (-6,7%) ont par contre subi un recul plus mesuré.


■ Melbourne se confine pour endiguer la propagation du variant indien

Plus de cinq millions d’habitants de Melbourne, la deuxième plus grande ville d’Australie, ont reçu l’ordre de se confiner à compter de jeudi minuit à la suite de l’apparition d’un foyer de Covid-19. Ce confinement de sept jours concerne la ville de Melbourne ainsi que l’Etat de Victoria qui l’entoure, a déclaré le Premier ministre par intérim de cet Etat, James Merlino, alors que le nombre de cas lié à ce cluster a doublé, passant à 26.

«Nous avons affaire à une souche hautement infectieuse du virus, un variant inquiétant, qui se propage plus rapidement que ce que nous avons jamais enregistré», a souligné M. Merlino. Ce variant B.1.617, détecté en Inde pour la première fois, manifeste une transmissibilité accrue. Cette mesure de confinement, destinée à avoir l’effet d’une «coupe-circuit», doit permettre aux autorités sanitaires de tracer au mieux les cas-contact. Durant une semaine, les habitants ne seront autorisés à quitter leur domicile que pour des besoins impérieux, notamment pour se faire vacciner.


■ Sanofi lance les essais à grande échelle de son vaccin

Le groupe pharmaceutique français Sanofi a annoncé jeudi le lancement d’essais à grande échelle pour son principal projet de vaccin anti-covid, développé avec le britannique GSK, confirmant tabler sur un lancement fin 2021 pour ce produit après déjà des mois de retard. Ils seront effectués auprès de quelque 35 000 personnes dans de multiples pays, dont les Etats-Unis. Si les résultats sont favorables, Sanofi, qui est déjà en train de préparer la production de ce vaccin, compte sur une approbation au quatrième trimestre par les principales autorités sanitaires.

Il s’agit d’un vaccin à protéine recombinante, une technologie différente des vaccins déjà approuvés. Sanofi développe par ailleurs un autre vaccin, à ARN messager comme ceux de Pfizer et Moderna, mais n’en est encore qu’à un stade peu avancé.


■ Origine de la pandémie: Joe Biden demande un rapport aux services de renseignement

Le président des Etats-Unis Joe Biden a appelé mercredi les services de renseignement américains à «redoubler d’efforts» pour expliquer l’origine du Covid-19 et exigé un rapport d’ici 90 jours. Longtemps balayée d’un revers de main par la plupart des experts, la théorie d’un accident de laboratoire à Wuhan, en Chine, est revenue en force ces dernières semaines dans le débat américain.

«Les Etats-Unis continueront à travailler avec leurs partenaires à travers le monde pour faire pression sur la Chine afin qu’elle participe à une enquête internationale complète, transparente, et basée sur des preuves», a ajouté, le président américain, déplorant l’attitude de Pékin sur ce dossier.