Après trois ans d’invectives diplomatiques et d’arguties judiciaires, l’affaire Meng Wanzhou a connu un épilogue inattendu vendredi. Alors que la procédure d’extradition de l’ancienne directrice financière et fille du fondateur de Huawei vers les Etats-Unis aurait pu prendre encore des années, un procureur américain a annoncé qu’un accord avait été trouvé. Quelques heures après, un juge canadien a libéré la femme d’affaires du bracelet électronique qui la retenait à Vancouver, et elle a pu embarquer dans un avion affrété par la Chine. De son côté, Pékin relâchait deux citoyens canadiens, Michael Kovrig et Michael Spavor, arrêtés la semaine suivant l’arrestation de Meng Wanzhou pour «espionnage». Avec cette libération immédiate, les autorités chinoises ne cachent plus que la détention des Canadiens faisait office de représailles.