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Le texte, qui doit encore être discuté au Sénat, conditionnerait le maintien de ce statut spécial à la validation annuelle par le département d'Etat d'une situation jugée convenable en matière de respect des droits civils de la part des autorités hongkongaises. Il prévoit également des sanctions pour tout responsable qui abolirait «des libertés fondamentales» dans ce territoire semi-autonome.
Un projet de loi qui porte atteinte aux relations sino-américaines
L'ex-colonie britannique traverse depuis quatre mois sa plus grave crise politique depuis sa rétrocession à la Chine en 1997, avec des actions parfois violentes pour dénoncer un recul des libertés, exiger des réformes démocratiques et dénoncer une riposte policière jugée brutale par les contestataires.
Dans ce contexte, le porte-parole chinois a averti que le vote des représentants américains aurait pour conséquences «des mesures énergiques» de la part de la Chine, sans préciser lesquelles.
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«Les Etats-Unis ont d'importants intérêts à Hongkong. Si le projet de loi est adopté définitivement, cela causera non seulement du tort aux intérêts chinois et aux relations sino-américaines, mais aussi un tort important aux intérêts américains», a-t-il averti. «La question qui se pose actuellement à Hongkong n'est pas du tout celle des soi-disant droits de l'Homme et de la démocratie, mais celle de mettre fin à la violence, de rétablir l'ordre et l'Etat de droit aussi vite que possible.»
Discours de la cheffe de l'exécutif hongkongais perturbé au Parlement
La cheffe de l'exécutif de Hongkong, Carrie Lam, a été contrainte mercredi d'arrêter son discours de politique générale après avoir été chahutée par des parlementaires. Ce discours était présenté comme une tentative pour reconquérir la confiance de la population après plus de quatre mois d'une crise politique sans précédent.
Carrie Lam a tenté à deux reprises de prononcer son discours annuel devant une assemblée qui s'était ouverte pour une nouvelle session d'environ trois mois. Des parlementaires pro-démocrates l'ont huée alors que l'un d'eux projetait des slogans du mouvement de protestation avec un projecteur de poche sur le mur situé derrière elle, qui se tenait debout sur un podium.
Après avoir échoué une seconde fois à prononcer son allocution, la dirigeante a quitté le Conseil législatif, le Parlement local. Ses services ont indiqué que le discours de la cheffe de l'exécutif serait diffusé ultérieurement dans une vidéo pré-enregistrée.