La mini-Constitution de Hongkong semblait un garde-fou contre l’immixtion du gouvernement central dans les affaires locales. La Basic Law devait garantir le principe «un pays, deux systèmes» et laisser à l’ancien joyau de la couronne britannique son système législatif et judiciaire jusqu’en 2047 au moins. Mais Pékin vient de faire voler cette certitude en éclats en affirmant que ses bureaux de liaison n’étaient pas soumis aux lois de Hongkong. Une assertion qui sonne comme une reprise en main après des mois d’insurrection et qu’appuie l’arrestation samedi de 15 figures du mouvement pro-démocratie.